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Limiter le gaspillage alimentaire sur les fermes avec de nouvelles politiques

Un tracteur sur une ferme de la C.-B.

Près de 14 % du gaspillage alimentaire mondial se fait avant même que la nourriture atteigne les tablettes des épiceries, selon l'étude.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Le gaspillage alimentaire sur les fermes de la Colombie-Britannique pourrait être évité si de meilleures politiques pour aider les agriculteurs étaient implantées, révèle une nouvelle étude de l’Université Simon Fraser (SFU).

Pour le moment, les solutions disponibles afin de limiter le gaspillage alimentaire sur les fermes imposent trop de responsabilités aux producteurs agricoles, soutient la directrice de recherche au laboratoire de systèmes alimentaires de l’université, Tammara Soma.

Les agriculteurs ont besoin de soutien. Ils ont besoin des outils, des infrastructures et des investissements nécessaires pour apporter la nourriture aux gens tout en maintenant leur survie au jour le jour et leur moyen de subsistance, souligne-t-elle.

Selon la recherche publiée dans le journal Ressources, Conservation et Recyclage, près de 14 % du gaspillage alimentaire mondial se fait avant même que la nourriture atteigne les tablettes des épiceries.

Un chou de Bruxelles grignoté.

Le manque d'attrait pour les aliments qui ne sont pas parfaits est l'un des problèmes liés au gaspillage alimentaire, selon Tammara Soma.

Photo : CBC/Garrett Barry

Au Canada, environ 35,5 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année à travers toute la chaîne de distribution, ce qui représente des pertes d’environ 50 milliards de dollars.

Les principaux problèmes, indique Tammara Soma, sont le manque d’intérêt pour les fruits et les légumes moches, le système alimentaire général qui engendre des prix instables et minimaux pour les produits alimentaires et le manque d’incitation pour les dons de nourriture qui seraient perdus autrement.

Les fermiers demandent plus de stabilité. Ils demandent de meilleurs salaires pour pouvoir joindre les deux bouts et planifier plus efficacement sans avoir à planter davantage pour éviter les risques, dit-elle.

Les chercheurs ont interviewé une quarantaine d'intervenants du milieu et de producteurs agricoles, dont la propriétaire de la ferme Grown Here Farms, Krystine McInnes, pour mener à bien leur étude.

Lorsque Krystine McInnes a repris la ferme, en 2015, elle espérait pouvoir trouver un marché pour les produits qu’elle ne parvenait pas à vendre, mais cela s'est avéré plus difficile que prévu.

L’agricultrice explique que les dons de nourriture sont compliqués puisque les organismes n’ont pas les infrastructures pour venir les recueillir. Les travailleurs doivent donc trouver le temps de livrer eux-mêmes ce qu'ils donnent.

Nous sommes déjà mentalement et émotionnellement épuisés, souligne Krystine McInnes, en ajoutant qu’il est souvent plus simple de composter ces produits.

Le gaspillage alimentaire est un problème complexe, dit-elle, mais elle est d’accord avec les résultats de l’étude dirigée par Tammara Soma, qui suggère un meilleur système de soutien pour les agriculteurs de la province.

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Avec les informations de Maryse Zeidler

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