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COVID-19 : des organisations représentant les agriculteurs de la région sont inquiètes

Des travailleurs agricoles dans un champ.

Des travailleurs agricoles au champ (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Des associations d’agriculteurs de l’Outaouais et de la francophonie ontarienne tirent la sonnette d’alarme. Elles craignent un manque de main-d’œuvre à une période charnière, en raison d’éclosions de COVID-19.

« Il y a un temps de l'année où tu peux planter, où tu peux semer [...] Cette période-là est bien importante. C'est intensif et quand tu retardes d'une ou deux semaines, ça change le marché [et] tout l'approvisionnement » soutient Stéphane Alary, président de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) pour l’Outaouais et les Laurentides.

En entrevue, samedi, avec ICI Ottawa-Gatineau, il a émis des inquiétudes quant au nombre de travailleurs étrangers qui pourraient, bientôt, se retrouver en isolement, alors que la troisième vague de la pandémie sévit.

Je l'ai vécu, moi-même. Mon travailleur - avec les complications qu'il y a eues dans le système et ce qui avait été mis en place - n'a pas travaillé avant 19 jours et j'ai entendu dire qu’il y a des gens pour qui moment ça a dépassé la vingtaine de jours, en ce moment, raconte-t-il.

Les règles sanitaires en place font en sorte que des espaces de logement adéquats doivent être prévus par les cultivateurs pour placer, si nécessaire, des travailleurs en isolement, en raison de la COVID-19.

L’UPA souhaite que les mesures soient revues afin d’accélérer le processus, comme avec le recours à des tests de dépistage rapide. Ce qu'on a demandé, c'est de trouver des solutions, des plans A, des plans B, insiste M. Alary.

La ministre fédérale de l'Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a dit qu'une entente sur le point d'être conclue pourrait accélérer la cadence. Elle a aussi annoncé des modifications au calendrier de dépistage que doivent suivre les producteurs pour leurs travailleurs.

Un homme répond aux questions d'une journaliste sur une ferme.

Stéphane Alary, président de la Fédération UPA Outaouais-Laurentides (archives)

Photo : Radio-Canada

Dans une assiette, il y a beaucoup de stress.

Une citation de :Stéphane Alary, président de la Fédération de l’UPA pour l’Outaouais et les Laurentides

M. Alary souligne que les cultivateurs se seraient attendus à de meilleures conditions sanitaires.

Le directeur général de l'Union des cultivateurs franco-ontariens, Danik Lafond, dit pour sa part s’étonner que plan de match établi par le gouvernement ne soit pas plus clair, à ses yeux, plus d’un an après le début de la pandémie.

« On a peu d'information sur comment on va arriver, à temps, à vacciner nos travailleurs étrangers », affirme-t-il.

Il ajoute, du même souffle, avoir reçu l’indication que les travailleurs agricoles étaient considérés comme des travailleurs essentiels privilégiés dans la phase deux de vaccination de l’Ontario.

« On voudrait bien [...] connaître la planification, la programmation. À quel moment les vaccins seront disponibles pour nos travailleurs agricoles? Quelle sera l'information? Quels seront les délais? »,expose M. Lafond.

Charles Goubau, copropriétaire de la ferme La Gantoise située à Lefaivre abonde dans le même sens.

« On s'est fait demander, il y a un ou deux mois, de fournir une liste de tous nos employés pour les vacciner. On attend toujours. On téléphone quasiment à toutes les semaines » dit-il.

L'homme est debout devant des vaches.

Charles Goubau, copropriétaire de la ferme La Gantoise située à Lefaivre dans l'est ontarien.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

« On ne peut pas se permettre un seul [cas] positif ici. C'est impossible », ajoute ce producteur laitier.

M. Lafond indique que des représentations ont été faites par des organisations agricoles - dont la sienne - auprès des bureaux régionaux de santé publique.

Depuis ce temps-là, [c’est resté] lettre morte, on ne sait pas ce qui se passe avec le programme de vaccination. Ça nous place donc un peu dans l'incertitude. On s'attendait, finalement, à être davantage informés, conclut-il.

Avec les informations de Frédéric Pepin

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