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Programme scolaire albertain : la FCSFA rencontrera la ministre de l’Éducation

Un enfant en pantalon court porte un masque sur le visage. Il marche et a un sac à dos.

Un garçon portant un masque sur le chemin de l'école.

Photo : Reuters / Leonhard Foeger

La Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta (FCSFA) rencontrera lundi la ministre de l’Éducation, afin de discuter du nouveau programme scolaire controversé que les conseils francophones ont refusé de piloter, en raison d’un manque de perspectives francophones dans l’ébauche proposée, selon eux.

On espère avoir un programme qui reflète la communauté francophone en Alberta et sa diversité, passée et présente, a déclaré le président de la FCSFA, Réginald Roy.

« Nous avons une rencontre prévue lundi avec la ministre Adriana Lagrange. On verra à ce moment-là le niveau d’ouverture qu’elle aura avec nous. »

— Une citation de  Réginald Roy, président, Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta

Samedi, l'attachée de presse de la ministre, Nicole Sparrow, a déclaré que le ministère s'engagera avec tous les partenaires de l'éducation, y compris les partenaires de l'éducation francophones au cours des prochains mois, concernant le nouveau projet de programme K-6.

Nous encourageons autant de commentaires que possible pour nous aider à nous assurer que nous avons un programme solide qui reflète adéquatement les perspectives francophones, ajoute-t-elle.

Acquis perdus, selon la FCSFA

Je crois qu’il y a des étapes que la province doit franchir avec nous. Et, une des premières, c’est de remettre sur pied la Direction de l’éducation française (DEF) au sein du ministère de l’Éducation, indique M. Roy.

Il s’attend également à ce que la province reprenne le document Affirmer l’éducation en français langue première qui contribue notamment à remédier à l’érosion linguistique et culturelle subie par les élèves évoluant en milieu anglodominant.

Tant qu’on ne retrouvera pas les acquis qu’on a gagnés par le passé, comment pouvons-nous travailler avec un document qui ne répond pas à nos besoins?, questionne-t-il.

« Ce sont des éléments qui ont été enlevés et qui représentent un recul important pour la communauté francophone en Alberta. »

— Une citation de  Réginald Roy, président, Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta

Création d'un comité sur l'éducation

D'après M. Roy, un comité sur l'éducation verra le jour afin de soumettre des recommandations au ministère de l'Éducation : Notre intention est de vouloir travailler avec la province afin de faire nos suggestions sur comment on peut inclure la dimension francophone de façon importante [dans le nouveau programme].

Le comité, composé de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), de la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA) et de la FCSFA, concentrera, dans un premier temps, ses efforts sur les programmes de français, d’études sociales et de musique.

Si malgré toutes ces démarches, la communauté francophone frappe un mur, Réginald Roy dit que la possibilité d’une action en justice n’est pas écartée, mais seulement en dernier recours.

« Si le curriculum ne rencontre pas les obligations de la Charte sur les droits et l'article 23 [sur l'éducation dans la langue de la minorité], c’est certainement une option qui reste ouverte. »

— Une citation de  Réginald Roy, président, Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta

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