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Kimberly Squirrel a été victime d'une surdose, selon une autopsie

Photo de Kimberly Squirrel, en mode selfie.

Kimberly Squirrel est morte à l'âge de 34 ans et était mère de 6 enfants.

Photo : Kara Squirrel

Radio-Canada

Kimberly Squirrel, de la Première Nation Yellowquill, est morte d’une surdose, indiquent les résultats d'une autopsie.

Le corps de la jeune femme âgée de 34 ans et mère de 6 enfants a été retrouvé le 23 janvier 2021 dans le quartier Pleasant Hill de Saskatoon, trois jours après sa libération du Centre correctionnel de Pine Grove à Prince Albert.

Le ministère des Services correctionnels a envoyé un communiqué, à CBC, jeudi soir avec les résultats de l'autopsie pratiquée par le Service des coroners de la Saskatchewan. La famille a elle aussi été informée des résultats.

Le communiqué indique que le décès a été causé par un mélange toxique de méthamphétamine, de fentanyl et d'acétyl-fentanyl.

La sœur cadette de la victime, Angela Squirrel, est choquée par la nouvelle et pense que la vie de Kimberly Squirrel aurait pu être sauvée si elle avait eu accès à un centre de consommation supervisée.

Une jeune femme est assise sur des marches d'escalier devant une entrée de maison.

Angela Squirrel, la sœur cadette de Kimberly Squirrel, a affirmé vendredi que si sa sœur avait eu accès à un centre de consommation supervisée, elle serait peut-être encore vivante aujourd'hui.

Photo : Radio-Canada / Chanss Lagaden

Ce serait une option où les gens pourraient se sentir en sécurité. Ils seraient accompagnés et auraient de la naloxone à portée de main, mentionne Angela Squirrel.

Le décès de Kimberley Squirrel suscite la colère en Saskatchewan, car beaucoup estiment qu'il existe un problème plus vaste au sein du système correctionnel, en particulier à Pine Grove.

Des critiques affirment que les détenues perdent leurs liens avec leur famille lorsqu'elles se retrouvent dans le seul établissement correctionnel pour femmes de la province.

La famille de Kimberly Squirrel dit qu'elle souffrait de problèmes de santé mentale et de toxicomanie, avec un trouble de stress post-traumatique et une dépression.

Une situation qui aurait pu être évitée

Le ministère des Services correctionnels souligne qu'il existe des programmes pour aider les détenus à faire face à la toxicomanie, comme l'unité de traitement de la toxicomanie au Centre correctionnel de Pine Grove et au Centre correctionnel provincial de Regina.

Mais le directeur général de l’organisme Prairie Harm Reduction, Jason Mercredi, soutient que la mort de Mme Squirrel aurait pu être évitée, surtout puisque son corps a été retrouvé à seulement 600 mètres du centre.

C'est une situation tout à fait évitable. Elle aurait dû avoir un endroit sûr où aller et elle n'y est pas allée, déclare-t-il, frustré de savoir que des personnes se trouvent proches de son centre et qu’il aurait pu les aider.

Le ministère de la Santé verse 458 millions de dollars aux services de toxicomanie et de santé mentale dans la province, dont 2,6 millions de dollars spécifiquement destinés à la réduction des méfaits.

Au début du mois, le ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Everett Hindley, a déclaré que si les centres de consommation supervisée sont un moyen de s'attaquer à la crise des surdoses, la province doit aussi trouver un moyen d'aider les collectivités de la Saskatchewan.

Nous cherchons des solutions à l'échelle de la province.

Une révision nécessaire

Après la mort de Kimberley Squirrel, sa famille a indiqué qu'elle n'avait pas été informée de sa libération.

Le ministère des Services correctionnels affirme qu'il n'a pas le droit d'informer qui que ce soit de la libération d'un détenu pour des raisons de confidentialité et de sécurité, et qu'il appartient au détenu de décider quels membres de sa famille il souhaite contacter.

Angela Squirrel est convaincue que les soutiens offerts aux détenus en difficulté, notamment les centres de consommation supervisée, doivent être pris en compte avant la libération ... ces centres devraient être ouverts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et non pas avec des horaires limités.

Cela ferait une différence. Surtout la nuit. Il y a des gens qui n'ont pas de maison, qui vont d'un endroit à l'autre.

De l'an 2019 au 6 avril 2021, 575 décès accidentels dus aux surdoses ont été enregistrés, pour une moyenne de 191 sur trois ans, selon les données de la province.

Avec les informations de Morgan Modjeski

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