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Le blanchiment d’argent était pris au sérieux en C.-B., dit un ex-ministre libéral

L'ancien ministre des Finances Mike de Jong a témoigné vendredi devant la Commission Cullen.

De l'argent saisi lors d'une enquête sur le blanchiment d'argent dans des casinos et des maisons de jeu illégales.

Le blanchiment d'argent en Colombie-Britannique, notamment dans les casinos, fait l'objet d'une commission d'enquête publique présidée par le juge Austin Cullen.

Photo : Radio-Canada / Pierreluc Gagnon

L’ancien ministre des Finances Mike de Jong, responsable des jeux et loteries de 2013 à 2017, a affirmé au juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique Austin Cullen, vendredi, que le gouvernement libéral a pris le problème du blanchiment d’argent dans les casinos de la province au sérieux lorsqu'il était au pouvoir.

Le député libéral et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Justice a livré son témoignage devant la commission d’enquête publique sur le blanchiment d’argent présidée par le juge Cullen.

Il a affirmé n’avoir jamais vu ou entendu parler de personnes qui se seraient délibérément abstenues d’agir face à la circulation importante d’argent sale dans les casinos révélée par de nombreux rapports et témoignages dans la dernière décennie.

Il y a eu de sérieuses tentatives pour résoudre ce problème, a déclaré M. de Jong lorsque questionné par l’avocat de la commission, Brock Martland.

L’ancien ministre, qui a occupé plusieurs fonctions majeures dans les gouvernements de Gordon Campbell et de Christy Clark, a expliqué s’être rendu compte de l’ampleur du problème dans les casinos à l’automne 2015, après qu’on lui eut signalé une hausse considérable du nombre de transactions suspectes en argent liquide dans des casinos du Grand Vancouver.

Le juge Austin Cullen, l'avocat Brock Martland et le député libéral Mike de Jong à l'écran.

L'ancien ministre des Finances a été interrogé lors d'audiences virtuelles de la Commission Cullen sur le blanchiment d'argent.

Photo : Radio-Canada

Une équipe des forces de l’ordre consacrée spécifiquement à la lutte contre le jeu illégal et le recyclage des produits de la criminalité dans les établissements de jeu a été mise sur pied peu après et un plus grand nombre de policiers ont été affectés à la surveillance des casinos.

Le témoignage de M. de Jong fait écho à celui de l’ancienne première ministre Christy Clark, à la tête de la Colombie-Britannique de 2011 à 2017, qui a été interrogée par la Commission Cullen mardi.

Elle a soutenu que son gouvernement s’était assuré de mettre en œuvre les recommandations contenues dans un rapport reçu en 2011 (le rapport Kroeker), qui conseillait à la province d’agir pour mieux se renseigner sur les activités criminelles dans ses casinos, mais qu’elle-même n’avait pas pris conscience de l’ampleur du problème avant l’automne 2015.

Témoignage de Shirley Bond

L’actuelle leader intérimaire du Parti libéral de la Colombie-Britannique, Shirley Bond, a témoigné jeudi.

Ministre responsable des jeux et loteries de mars 2011 à février 2012, elle a défendu son bilan et indiqué avoir travaillé à l’implantation de 9 des 10 recommandations du rapport Kroeker.

La mise en place de la recommandation finale de ce rapport, soit la création d’une unité policière consacrée aux enquêtes sur les activités suspectes dans les établissements de jeu, a cependant été retardée jusqu’en 2015.

Selon le Nouveau Parti démocratique (NPD), au pouvoir depuis 2017, le gouvernement libéral a agi trop tard malgré de multiples préoccupations soulevées notamment par les forces de l'ordre.

L'enquête publique sur le blanchiment d’argent a été lancée par le premier ministre John Horgan en mai 2019.

Le juge Austin Cullen doit présenter son rapport final le 15 décembre.

Avec des informations de la Presse canadienne

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