•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

12,7 M$ pour rénover l'autogare du Havre

La zone ferroviaire et une partie de l'autogare du Havre à Chicoutimi.

La zone ferroviaire et une partie de l'autogare du Havre

Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon

Au cours des prochaines semaines, les élus de Saguenay devront donner leur aval à un emprunt de 12,7 millions de dollars afin de rénover l’autogare de la rue du Havre, au centre-ville de Chicoutimi.

Ce dossier date de plusieurs années. Le stationnement est vétuste et nécessite que des travaux soient réalisés rapidement. Certains espaces ont même été condamnés parce qu’ils pouvaient présenter un danger pour les utilisateurs.

De nombreuses études ont été commandées par Saguenay au fil des ans. Dans le but d’avoir un portrait de situation clair et à jour, la Ville a décidé de demander de nouvelles analyses. La firme d'ingénierie WSP a reçu le mandat de se pencher sur les diverses options qui s’offrent à l’administration municipale. Rapport en main, la mairesse Josée Néron et les 15 élus qui forment le conseil ont longuement délibéré au sujet des solutions envisageables.

Il y en avait trois : la démolition complète de l’autogare de la rue du Havre pour la reconstruire, le démantèlement des infrastructures pour faire place à l’aménagement d’un stationnement au sol et la rénovation complète des infrastructures actuelles. La dernière option a fait consensus.

Le processus d’adoption du règlement d’emprunt sera donc mis en branle en juin, avec le dépôt d’un avis de motion lors d’une séance du conseil municipal. Suivront les diverses étapes du processus, lequel devrait culminer avec l’autorisation du ministère des Affaires municipales pour l’emprunt. Josée Néron prévoit la publication de l’appel d’offres au printemps de 2022 et une première pelletée de terre avant la fin de l’année.

Pas d’amphithéâtre, pas de subvention

L’abandon du projet de construction d’un complexe sportif et culturel sur l’ancienne zone ferroviaire, évalué à 80 millions de dollars, a mis fin à tout espoir d’obtenir une subvention gouvernementale pour la rénovation de l’autogare.

Les deux projets étaient interreliés puisque l’implantation d’une glace et d’une salle de spectacles était admissible à une aide financière du palier supérieur. Le dossier, d’abord connu sous le nom d’Amphithéâtre +, avait été présenté en grande pompe par Josée Néron à l’été de 2018. Il a suscité un clivage entre les élus de Jonquière et de Chicoutimi. Même chose pour une mouture revue et corrigée proposée par Étienne Jacques, ex-haut dirigeant chez Rio Tinto devenu consultant. Il croyait possible que le complexe puisse être construit pratiquement à coût nul grâce à divers modèles de financement. Le projet a donc officiellement été mis au rancart.

Les travaux de restauration de l’autogare du Havre devront être exécutés dans un horizon de trois ans, ont fait valoir les experts à l’origine de l’étude exhaustive commandée par Saguenay. La rénovation assurera la survie de l’autogare pour les 50 prochaines années.

Elle permettra aussi de bonifier l’offre de stationnement au centre-ville de Chicoutimi, où des automobilistes peinent parfois à garer leur véhicule, particulièrement en période de pointe. La situation a été empirée par le retranchement de plusieurs cases au stationnement à étages de la rue Hôtel-Dieu, derrière le Carrefour Racine, où se trouve le CLSC de Chicoutimi, pour des raisons de sécurité.

L’homme d’affaires Paul Boivin, qui a acquis l’immeuble de la Ville et qui s’était engagé à construire un nouveau stationnement de 600 places, n’a pas réalisé son projet de rénovation du bâtiment dans les délais requis par le contrat de vente. Un litige oppose d’ailleurs le propriétaire à la Ville à ce chapitre.

Avec la collaboration de Mélanie Patry et Roby St-Gelais

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !