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Les Hupacasath : une petite Première Nation qui voit grand en affaires

Un homme devant de l'équipement pour confectionner le sirop d'érable.

Bryan Read est acériculteur à l'érablière Kleekhoot Gold, à Port Alberni.

Photo : Célyne Gganon

Blottie au cœur de la vallée d’Alberni, dans l’île de Vancouver, la Première Nation Hupacasath, dont le nom signifie « les gens qui vivent au-dessus de l’eau », exploite depuis 2015 la toute première érablière commerciale autochtone en Colombie-Britannique, ce qui lui a permis d'acquérir des compétences entrepreneuriales.

Cette année, la production de l’érablière a été supervisée par Bryan Read, un jeune membre de la Première Nation Hupacasath, qui, outre l’appui des gestionnaires de sa communauté autochtone, a pu bénéficier des enseignements de l’agronome Jason Lyons et du soutien d’une petite équipe de la communauté Ahahswinis, où se trouvent les installations, pour la production. 

Des bouteilles de sirop d'érable, avec le logo de l'entreprise BigLeaf Maple.

Des bouteilles de sirop d'érable provenant de l'érablière Bigleaf de la Première Nation Hupacasath.

Photo : Radio-Canada / Célyne Gagnon

L’érablière n’est que l’une des initiatives de la Première Nation Hupacasath pour assurer son développement économique et jeter les assises d’une plus grande autonomie alimentaire. 

Pour y parvenir, les Hupacasath ont aussi mis sur pied un important jardin communautaire, un plan de cultures aéroponiques et aquaponiques, une entreprise d’exploitation des produits de la mer et de culture du cannabis à des fins médicinales, ainsi qu’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau.

Les Hupacasath font partie des 14 Premières Nations membres de la nation Nuu-chah-nulth. Elle compte 350 membres issus de l’une des trois nations qui la composent, soit les Muh-uulth-aht, les Klee khoot aht et les Cuu-ma-as-aht, dont la moitié habitent l’une ou l'autre des deux nations. 

Selon le directeur général et responsable du développement économique de cette communauté autochtone depuis janvier 2021, Roger Nopper, la mise en place de ces programmes est le fruit d’un plan d’affaires axé sur la relance économique et le renforcement des capacités. 

C’est un plan qui a été élaboré par ses prédécesseurs, la Dre Judith Sayers, ancienne chef de cette Première Nation, et Rick Hewson, un gestionnaire visionnaire.

« Il y a une dizaine d’années environ, il [Rick Hewson] a pris une nation qui était au bord de la faillite, pour l’amener dans une très bonne position financière. À mon avis, les nations qui ont du succès sont celles qui choisissent des gens qui peuvent faire le travail, quelle que soit leur héritage. »

— Une citation de  Roger Nopper, directeur général de la Première Nation Hupacasath

Depuis son arrivée en poste, Roger Nopper continue à bâtir sur les réalisations de ses prédécesseurs. Celui qui a travaillé avec d’autres Premières Nations souligne que les Hupacasath s'intéressent beaucoup à l’innovation.

Afin d’encourager la relève, Roger Nopper a parrainé avec succès l'inscription de Bryan Reads à la Ch’nook Indigenous Business Education, un programme d’études supérieures de la Sauder School of Business de l’Université de la Colombie-Britannique. Le jeune homme, qui a également obtenu une importante bourse d'études, est le premier membre de la Première Nation Hupacasath à être admis dans ce programme.

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