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Immobilier : calmer le marché, mais aussi comprendre l'impact de la pandémie

Le PDG de la Banque Nationale pense qu'il faut mieux protéger les acheteurs et ralentir la flambée des prix.

Louis Vachon donnant une conférence sur un écran.

Devant les actionnaires de la Banque Nationale, le PDG Louis Vachon a parlé des mesures à prendre dans le marché immobilier.

Photo : Radio-Canada

Marie-Claude Morin

Le PDG de la Banque Nationale, Louis Vachon, a profité de l'assemblée des actionnaires pour proposer des pistes de réflexion sur le marché immobilier « très actif ».

Le financier ne croit pas qu'il y ait une bulle spéculative, mais a souligné les conséquences sociales et économiques très négatives qu'aurait l'éclatement d'une telle bulle. Le débat public actuel sur le marché du logement est très à propos, a-t-il jugé.

Louis Vachon souhaiterait voir une plus grande transparence dans les offres d'achat. Les gouvernements provinciaux et les organismes réglementaires devraient, selon lui, envisager de réglementer ou carrément interdire les enchères à l'aveugle.

Il faudrait également décourager les nouveaux acheteurs de renoncer à leurs droits légaux, comme la garantie légale, affirme M. Vachon.

Le dirigeant suggère de mener des consultations publiques avant d'aller de l'avant avec de telles mesures, mais estime qu'elles permettraient de mieux protéger les acheteurs et de ralentir la croissance du marché.

Mieux comprendre les impacts de la pandémie

Le gouvernement fédéral devra possiblement resserrer les règles entourant les prêts hypothécaires au cours des 6 à 12 prochains mois, selon Louis Vachon.

Mais avant d'aller de l'avant, il faudra mieux comprendre les impacts de la pandémie. Certains de ces impacts seront permanents, d'autres ne sont que temporaires.

Le patron de la Banque Nationale encourage Ottawa à mener des sondages à grande échelle et des enquêtes approfondies sur trois grandes questions.

Les baby-boomers

D'abord, les intentions des baby-boomers. Vont-ils recommencer à vendre leur propriété résidentielle rapidement après la pandémie ou vont-ils, au contraire, la garder plus longtemps?

La réponse à cette question aura une influence directe sur le nombre de maisons unifamiliales disponibles pour les jeunes familles.

Le soutien parental

Deuxième élément : le soutien parental aux acheteurs actuels. À quel point les nouveaux acheteurs ont-ils recours à la Banque de papa et maman?

Rappelons qu'il fallait, au premier trimestre cette année, allonger 463 000 $ (prix médian) pour mettre la main sur une maison unifamiliale dans le Grand Montréal, et 340 000 $ pour une copropriété.

Le financement parental a l'avantage de réduire l'endettement des jeunes et de diminuer le risque.

Par contre, il rend moins efficace un resserrement des règles hypothécaires. Avant de cibler les mesures à prendre, il faut savoir à quel point les acheteurs pourront se tourner vers leurs parents pour augmenter leur mise de fonds.

Le soutien financier des parents risque aussi d'accroître les inégalités sociales, puisque ceux qui en profitent sont issus de familles plus aisées.

Le télétravail

Troisièmement, quel est l'avenir du télétravail à long terme?

Comme ils peuvent actuellement travailler de la maison, les nouveaux acheteurs ont élargi leur rayon de recherche aux troisième, quatrième et même cinquième couronnes de Vancouver, Montréal et Toronto.

Les régions aussi en ont profité. Si le travail à domicile est permanent, ce phénomène justifiera le prix des propriétés sur ces marchés, dit Louis Vachon.

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