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L'usage du vaccin de Johnson & Johnson reprendra aux États-Unis

Une fiole du vaccin de Johnson & Johnson contre la COVID-19.

Ce vaccin à une dose serait efficace dans 66 % des cas, selon les résultats publiés par Johnson & Johnson.

Photo : Reuters / Johnson & Johnson

Radio-Canada

Les autorités fédérales de la santé aux États-Unis ont mis fin vendredi à une suspension de 11 jours de la vaccination avec le produit de Johnson & Johnson, après que les conseillers scientifiques ont décidé que les avantages l'emportaient sur un risque rare de caillots sanguins.

Les Centres pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC) et l'agence de réglementation des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) ont décidé que le vaccin à dose unique de Johnson & Johnson était essentiel pour lutter contre la pandémie.

Plus tôt vendredi, les conseillers de l'agence fédérale CDC avaient déclaré qu'il était temps de reprendre l'utilisation du vaccin en dépit du risque très rare de caillots sanguins.

Sur près de 8 millions de personnes vaccinées avant que les États-Unis ne suspendent l'utilisation du vaccin de Johnson & Johnson, les responsables de la santé ont découvert 15 cas d'un type de caillot sanguin très inhabituel, dont trois mortels. Tous les cas touchaient des femmes, la plupart âgées de moins de 50 ans.

Mais les conseillers des CDC ont déclaré vendredi que les avantages du vaccin l'emportaient sur ce risque grave, mais minime, en particulier pour s'immuniser contre un virus qui infecte encore des dizaines de milliers d'Américains chaque jour.

Selon eux, il est également essentiel que les femmes plus jeunes soient informées de ce risque en termes clairs et compréhensibles afin qu'elles puissent décider si elles préfèrent choisir un autre vaccin à la place.

Le vaccin Johnson & Johnson s'est révélé efficace à 66 % pour prévenir les formes modérées à sévères de la COVID-19, selon des essais cliniques réalisés sur environ 40 000 personnes âgées de 18 ans ou plus dans plusieurs pays à travers le monde.

Le comité de conseillers des CDC a voté à 10 contre 4 pour mettre fin à une pause de 11 jours dans l'utilisation du vaccin de Johnson & Johnson, tout en ajoutant des avertissements que les femmes et les agents de santé devraient voir dans les dépliants dans les cliniques de vaccination. Après en avoir discuté, le groupe a finalement évité les restrictions d'âge.

Plus tôt cette semaine, les régulateurs européens ont pris une décision similaire, estimant que le risque de caillot était suffisamment faible pour permettre le déploiement du vaccin de Johnson & Johnson.

Même si le lien avec le vaccin n'a pas été démontré, les scientifiques le considèrent comme la cause probable du phénomène des thromboses, également détecté avec le vaccin AstraZeneca.

L'Agence européenne des médicaments a pour sa part indiqué vendredi qu'après une nouvelle étude, les bénéfices du vaccin AstraZeneca augmentaient avec l'âge et continuaient de l'emporter sur les risques, tels que des apparitions de caillots sanguins.

La technologie Johnson & Johnson et AstraZeneca utilise un adénovirus pour vecteur, comme les vaccins russe Spoutnik V et chinois CanSino.

Le vaccin de Johnson & Johnson est autorisé dans l'Union européenne (sous le nom de Janssen), mais pas encore administré. Celui d'AstraZeneca est utilisé dans l'UE, mais pas encore autorisé aux États-Unis.

Vers la fin de la semaine prochaine, le Canada s'attend à recevoir le premier envoi du produit de Johnson & Johnson à injection unique en 300 000 doses.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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