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La Nouvelle-Écosse n’enverra pas de travailleurs de la santé en Ontario

Devant un lutrin et une petite lampe dorée, Zach Churchill parle aux médias dans l'édifice de la législature à Halifax.

Zach Churchill, ministre de la Santé de la Nouvelle-Écosse, le 7 avril 2021.

Photo : CBC / Robert Short

Radio-Canada

La Nouvelle-Écosse a fait savoir vendredi qu'elle n'enverra pas d'infirmières ou de médecins en Ontario pour l’aider à combattre ses importantes éclosions de COVID-19.

La plus grande province du pays connaît une recrudescence des cas de COVID-19, qui submergent les hôpitaux dans certaines régions. La situation a incité le premier ministre Doug Ford à demander l'aide du gouvernement fédéral et des autres provinces.

Le ministre néo-écossais de la Santé, Zach Churchill, a déclaré dans une entrevue vendredi que la Nouvelle-Écosse pourrait acheminer des équipements de protection individuelle et d'autre matériel à l'Ontario.

En revanche, la province dit ne pas être en mesure de se passer de certains de ses travailleurs de la santé.

« Nous avons besoin de ces ressources ici, et le fait de déplacer des ressources employées dans notre système vers une autre province affaiblirait notre capacité à fournir des soins de santé ici. »

— Une citation de  Zach Churchill, ministre de la Santé de la Nouvelle-Écosse

Le ministre Churchill a précisé que les médecins ou les infirmières à la retraite qui voudraient répondre à l'appel pourraient être une option pour les autres provinces.

Le premier ministre Iain Rankin, qui a précédemment déclaré que la province n’enverrait pas de vaccins à l’Ontario, a annoncé jeudi une série de nouvelles mesures de confinement afin de contrer la propagation du virus dans la région d'Halifax.

Certaines écoles sont fermées pour deux semaines et des entreprises ont été contraintes de réduire leurs activités ou, dans certains cas, de fermer carrément pour une période pouvant aller jusqu'à quatre semaines.

La Nouvelle-Écosse a signalé 44 nouveaux cas de COVID-19 vendredi, son total quotidien le plus élevé depuis la même date un an plus tôt.

Manque de personnel infirmier

Janet Hazelton.

Janet Hazelton, présidente du syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse (NSNU)

Photo : CBC / Rob Short

Avant même que la pandémie ne mette le système de soins de santé à rude épreuve, le manque de personnel, surtout infirmier, posait déjà problème.

Janet Hazelton, présidente du syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse, affirme qu'au cours des dernières années, il a été difficile de maintenir un niveau acceptable de personnel infirmier en soins intensifs.

Elle évoque les exigences de la profession, le grand nombre d'infirmières et d'infirmiers qui sont à l'âge de la retraite, et le fait qu'il se présente de plus en plus de possibilités de carrière.

Mme Hazelton explique que plusieurs professionnels cherchent à modifier leur lieu et leur mode de travail. Il y a davantage d'emplois disponibles dans les cliniques qu'auparavant et, pour beaucoup de gens, c'est un environnement de travail attrayant, dit-elle.

Il s'agit d'emplois dans des cliniques du lundi au vendredi, et nous constatons souvent que nos infirmières expérimentées gravitent vers ces emplois pour des raisons évidentes : il y a moins d’horaires instables et elles ne travaillent souvent pas le week-end, poursuit-elle.

À la recherche d'infirmières

Les responsables de Santé Nouvelle-Écosse confirment avoir remarqué cette tendance chez les nouveaux diplômés.

Selon Cynthia Isenor, directrice des soins intensifs pour la zone centrale de l'autorité sanitaire, une infirmière reste en moyenne trois ans dans un domaine spécialisé.

Si je pense à ce que c'était il y a 10 ou 15 ans, les personnes qui venaient dans les soins infirmiers surspécialisés, c'était le domaine dans lequel elles restaient généralement, observe-t-elle.

Comme toutes les provinces du pays, le recrutement d'infirmières est un effort continu en Nouvelle-Écosse. Cette province a recours à diverses mesures incitatives pour en attirer, dont des primes à la signature, des indemnités de déménagement et un programme de recommandation des employés.

Selon le ministre Zach Churchill, la province compte plus d'infirmières que jamais. Il précise que davantage de places pour la formation à l'Université Dalhousie et à l'Université du Cap-Breton sont disponibles, mais reconnaît que la pandémie exerce de la pression sur le système de santé.

De l'aide du Nouveau-Brunswick

Ailleurs en Atlantique, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a indiqué vendredi lors d’un point de presse sur l’évolution de la pandémie qu'environ 27 professionnels de la santé néo-brunswickois s’étaient portés volontaires pour prêter main-forte à l’Ontario.

M. Higgs a dit avoir communiqué cette information aux responsables ontariens plus tôt dans la journée, et qu'il s'attendait à ce que certains de ces travailleurs soient invités par l'Ontario, selon les besoins de cette province.

Avec les informations de Micheal Gorman, CBC

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