•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des agriculteurs enclavés par des ponts en mauvais état veulent des solutions rapides

Un couple de producteurs agricoles et Émilise Lessard-Therrien sourient à la caméra devant un enclos de boeufs.

La députée Émilise Lessard-Therrien a décidé d'organiser une corvée le 1er mai et invite les gens du secteur Mont-Brun à apporter des sacs de grains aux agriculteurs.

Photo : Facebook/Émilise Lessard-Therrien

Depuis plus d’un mois, des producteurs agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue se retrouvent enclavés en raison de ponts avec des limites de charge. Dans certains cas, ils ne peuvent pas acheminer les ressources et la nourriture nécessaires pour leurs animaux.

C’est le cas de Geneviève Migneault, copropriétaire d’une ferme de boeufs dans le secteur de Mont-Brun. Pour l'instant, on survit, déplore-t-elle.

Depuis plus d'un mois, sa ferme se trouve entre deux ponts avec des limites de charge, soit des limites de 5 tonnes et de 20 tonnes. Étant donné le poids important des livraisons de grains, elle ne peut pas acheminer du maïs pour nourrir ses veaux, et doit leur donner du foin.

Ça fait 40 jours et je viens de les peser mes veaux, ils ont maigri. Il y en a un petit peu qui ont engraissé, mais pratiquement pas, rapporte Geneviève Migneault.

Mes génisses ont vraiment commencé à avoir un retard de croissance pour l’insémination qui s’en vient dans deux mois. Je trouve ça vraiment dommage, parce que ça va affecter leur génétique.

Une citation de :Geneviève Mignault

La députée Émilise Lessard-Therrien a lancé un appel à la solidarité et invite les citoyens à transporter des sacs de grains jusqu'à la ferme de Geneviève Migneault le 1er mai. La députée affirme avoir sensibilisé le ministre des Transports à ce sujet.

On a besoin d’une solution qui est très rapide. On va reprendre le dessus sur notre réseau dans probablement quelques mois pour se laisser une marge de manœuvre pour agir, mais dans les cas où c’est très critique, comme la situation actuelle dans le rang des Ponts, ça demande un effort supplémentaire et c’est pour ça qu’on a interpellé les ministres en ce sens, dit-elle.

L'entrepreneure agricole Geneviève Migneault se réjouit que de nombreux citoyens aient déjà proposé leur aide, mais souligne que l’achat de grains en sacs plutôt qu’en vrac coûte plus cher.

Ça va rouler notre affaire, mais ce n’est pas une solution à long terme que je peux faire tout le temps. Ça coûte des sous, l’acheter en mulox [sacs] versus en vrac. Ça me coûte 60 $ de plus par tonne, sans compter toutes les heures que je vais passer à charger et décharger le tracteur, explique-t-elle.

Les ministres des Transports et de l'Agriculture n’étaient pas disponibles pour une entrevue. Le bureau du ministre des Transports François Bonnardel nous a répondu par courriel que les cabinets des ministres Bonnardel et Lamontagne ont rencontré l’Union des producteurs agricoles de la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Nous sommes bien au fait de la situation. Nous sommes mobilisés pour trouver des solutions à court terme. Nous n’avons pas d’autres commentaires pour l’instant.

Le président de l'Union des producteurs agricoles en Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault, affirme que les agriculteurs subissent davantage les impacts de la détérioration du réseau routier.

Souvent, c’est dans les campagnes qu’on en souffre le plus parce que les grandes artères sont quand même corrigées assez rapidement quand il y a des problématiques, mais au niveau de la ruralité, c'est vraiment un problème. Si on veut se développer, il va falloir qu’il y ait plus d’argent de mis, et de quoi de mis en place, indique-t-il.

Pascal Rheault espère avoir des nouvelles du gouvernement dans les prochains jours.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !