•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La communauté s'unit pour aider le centre d’injection supervisée de Saskatoon

Une personne dans la rue et portant un masque tient une pancarte sur laquelle on peut lire « Protégez l'humanité ».

Il y a quelques semaines, une manifestation s'est tenue pour démontrer le soutien de la communauté envers l'organisme. (archives)

Photo : Radio-Canada / Matt Garand

Radio-Canada

La communauté se mobilise pour soutenir financièrement le centre d’injection supervisée Prairie Harm Reduction, à Saskatoon. Une initiative qui prend forme alors que le gouvernement a refusé à l'organisme le financement qu'il lui demandait lors du dernier budget provincial.

L’aide communautaire a même dépassé les attentes du directeur général du centre, Jason Mercredi. C'est comme un train en marche qui ne peut plus s’arrêter, lance-t-il d'un air joyeux.

Les sources de financement populaire ont été très diversifiées : vente de fleurs, de meubles, d'oeuvres d'art ou même de cocktails. D’autres personnes ont préféré verser directement leurs dons à Prairie Harm Reduction.

En tout, il y a eu plus de 250 donateurs et près de 50 entreprises locales qui ont levé des fonds pour venir en aide à l’organisme, indique Jason Mercredi.

C’est notamment le cas du théâtre Broadway, à Saskatoon.

La devanture du théâtre Broadway indique qu'un sac de pop corn coûte 10 dollars et que tous les fonds iront au centre Prairie Harm Reduction.

Le théâtre Broadway, à Saskatoon, a relancé sa machine à maïs soufflé pour récolter des fonds. En une semaine, plus de 10 000 $ ont été amassés.

Photo : Tirée de Facebook/The Broadway Theatre

Le directeur de la salle de spectacle, Kirby Wirchenko, espère que ce soutien de la population se rende jusqu'aux oreilles des politiciens.

Même si nous sommes excités par la réponse de la communauté, il est vraiment important que les électeurs fassent comprendre aux élus que ce soutien financier est nécessaire, affirme-t-il.

Même son de cloche du côté du directeur général du centre, pour qui l’aide du gouvernement reste essentielle.

Nous avons besoin du financement de la province. Le gouvernement sait qu’il devrait nous financer, car nous lui permettons d'économiser de l’argent. Nous sauvons des vies.

Une citation de :Jason Mercredi, directeur général du centre d’injection supervisée Prairie Harm Reduction

Jason Mercredi rappelle que le temps passé à essayer de lever des fonds l’empêche d’aider les personnes qui en ont besoin.

Jason Mercredi, directeur général de Prairie Harm Reduction.

Jason Mercredi, directeur général de Prairie Harm Reduction, explique qu'une nouvelle ligne de vêtements a été lancée par le centre pour lever des fonds. (archives)

Photo : Radio-Canada / Kendall Latimer

Le financement de 1,3 million de dollars que Prairie Harm Reduction demande lui permettrait de fonctionner 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Cette demande survient alors que la province connaît une crise inégalée par le passé, avec 379 morts liées à des surdoses en 2020, et 75, au cours des deux premiers mois de 2021.

Une stratégie gouvernementale dépassée

Selon Jason Mercredi, la stratégie gouvernementale concernant la dépendance et les surdoses ressemble aux politiques qui pouvaient être faites dans les années 1980 ou 1990.

Cette stratégie est dépassée, selon lui, et ne changera rien à la crise actuelle.

Bien que le gouvernement ait augmenté le nombre de lits dans les centres de traitement des dépendances, M. Mercredi ne croit pas que cette solution permette d'aller au coeur du problème.

Pour que les personnes puissent avoir accès à ces centres, il faut qu’elles restent en vie, affirme-t-il. C’est là que le financement d’organismes comme le nôtre est particulièrement important.

Pour le moment, Prairie Harm Reduction continuera ses appels au gouvernement provincial pour obtenir une aide financière.

À la fin du mois d’avril, le centre publiera le montant des dons reçus en espérant que ce budget lui permettra de rallonger ses heures d’ouverture, aujourd’hui limitées à quelques heures par jour.

Avec les informations de Kendall Latimer

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !