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Bouger en apprenant

Laurie Simard dans le gymnase d'une école.

Laurie Simard, étudiante au doctorat à l'UQAC, cordonne le projet Cogni-Actif.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Une centaine d’élèves de 4e année du Centre de services scolaire Lac-Saint-Jean participent à Cogni-Actif, un projet de recherche novateur créé par l'étudiante au doctorat Laurie Simard, avec l'aide d'une équipe multidisciplinaire de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

L'objectif de la recherche : évaluer si le mouvement, combiné à l'engagement cognitif, peut favoriser l'apprentissage.

Quatre fois par semaine, le petit Ratou, un avatar, vient animer les élèves tout en les aidant en mathématiques et en français.

Pendant les séances, ils alternent entre des mouvements de basse et de haute intensité. Puis, les élèves ont à mimer ou à imiter ce que Ratou fait, tout en répondant à des problèmes ou des questions qui vont s'afficher à l'écran et qui ont été conçus pour des jeunes de 4e année, d'expliquer Laurie Simard.

Le programme est expérimenté dans quatre classes. Des chercheurs de différents programmes comme neuropsychologie, animation 3D, kinésiologie, de même que quatre enseignantes de 4e année et quatre enseignants en éducation physique, y ont contribué.

Laurie Simard se trouve dans le gymnase d'une école.

Laurie Simard, étudiante au doctorat à l'UQAC, cordonne le projet Cogni-Actif.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

Lorsqu'elle a été approchée pour ce projet, l'enseignante à l'école primaire de Saint-Bruno, Marie-Josée Duchesne a tout de suite été emballée.

On sait que bouger et l'apprentissage, ça fait bon ménage. Mais ce que j'ai lu, c'est que ça n'avait jamais été évalué, à savoir si bouger en même temps qu'apprendre, ça pouvait avoir un impact chez les jeunes. Dans cette optique-là, j'ai vraiment eu de l'intérêt à m'impliquer, explique-t-elle.

L'observation se terminera en mai. Laurie Simard prévoit partager les résultats de son étude à l'automne prochain.

Une maîtrise précurseure

C'est à la suite de sa maîtrise en sciences cliniques et biomédicales que Laurie Simard a eu l'idée d'élaborer une recherche touchant l'ensemble des jeunes. Son mémoire avait pour titre : Impact d'un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) sur les capacités motrices des adolescents.

Les jeunes qui ont un TDAH ont des difficultés sur le plan moteur, au niveau de la motricité globale, que ce soit lancer, attraper, être coordonné. On ne savait pas toutefois si ces lacunes persistaient à l'adolescence ou si elles se normalisaient avec le temps. Effectivement, il persistait des différences significatives du point de vue moteur. On n’entend pas parler souvent de cet aspect , met-elle en contexte.

Préoccupée plus largement par le haut taux d'inactivité physique chez les jeunes, elle a cru que les faire bouger en classe pouvait les aider.

Ce sont moins de 40 % des élèves d'âge scolaire qui atteignent les recommandations en matière d'activité physique.

Une citation de Laurie Simard, candidate au doctorat à l'UQAC

Avec des chercheurs, elle a donc réfléchi à une façon d'aider les jeunes ayant un diagnostic à développer leurs habiletés motrices et, pour ceux qui ne sont pas aux prises avec un TDAH, à bouger davantage.

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