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Quelle maison peut-on acheter pour 1 million de dollars?

Une pancarte immobilière sur laquelle on peut lire Vendu.

Les ventes résidentielles au Canada ont atteint un niveau record en mars. La flambée des prix se poursuit dans la plupart des marchés au pays. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le marché immobilier connaît une flambée dans bon nombre de villes canadiennes, et pas seulement dans les grandes métropoles. Traverseriez-vous le pays pour trouver la maison de vos rêves?

La courtière immobilière Laurence Jollivet estime que la pandémie et le télétravail ont poussé des Canadiens à s’éloigner des grands centres et à profiter de prix immobiliers relativement plus abordables.

« Ces gens qui partent dans d’autres villes et même d’autres provinces peuvent inciter le marché à exploser. »

— Une citation de  Laurence Jollivet, courtière immobilière à Toronto

Dans la région de Windsor-Essex, au sud-ouest de Toronto, par exemple, les prix de vente ont augmenté de 47,7 % le mois dernier, par rapport à mars 2020, selon les nouveaux chiffres de l’Association canadienne de l’immeuble. À Sherbrooke, à l’est de Montréal, le prix moyen des propriétés a grimpé de près de 40 % au cours de cette même période.

Pour certains marchés, comme ceux des Prairies, le retour des acheteurs est bienvenu. La crise économique avait fait baisser les prix. Cette récente flambée ne permet pas encore de renouer avec les meilleures années.

En mars, les prix moyens des résidences s'étalaient de 226 562 $ à Trois-Rivières, au Québec, jusqu’à 1,2 million $ dans le Grand Vancouver. Mais ce qu’un budget précis peut vous rapporter reste encore très différent d’un océan à l’autre.

Pour illustrer ces différences indéniables, nous avons scruté des propriétés en vente dans 20 marchés canadiens, les 19 et 20 avril derniers, pour lesquelles le prix demandé était entre 900 000 $ et 1,1 million $. Les photos et les informations sont tirées des annonces immobilières du site Realtor.ca.

Victoria : peu de choix

Prix moyen (mars 2021) : 901 096 $

Variation annuelle : +21,1 %

Un million de dollars n’est pas un budget excessif pour se trouver une maison détachée dans la capitale britanno-colombienne. Ce type de propriété part vite et souvent après un processus compétitif d’offres multiples.

Le nœud du problème à Victoria est le manque de propriétés à vendre. L’inventaire de biens proposés en février était à son plus bas en 10 ans, alors que la demande pour vivre sur la plus grande ville de l’île de Vancouver ne faiblit pas.

Le rapport offre-demande est si déséquilibré que la chambre immobilière de Victoria a appelé le public à faire pression sur les gouvernements pour accroître le nombre de constructions résidentielles.

Vancouver : l’introuvable maison à 1 M$

Façade d'une maison de style bungalow qui a l'air assez petite et vieille.

Il faut se contenter de cette unique photo pour voir à quoi ressemble une maison à un million de dollars à Vancouver.

Photo : Realtor.ca

Prix moyen (mars 2021) : 1 201 858 $

Variation annuelle : +11,3 %

Un million de dollars, ce n’est pas beaucoup, annonce d’emblée l’agente immobilière Céline Sauvage. On peut acheter un condo, mais quand même pas trop grand. On ne peut certainement pas acheter une maison détachée. C’est impossible. Les inscriptions dans cet ordre de prix sont quasi inexistantes et, s’il y en a, c’est pour le terrain avec une maison à détruire ou demandant de très grosses rénovations.

Même avec un tel budget, Mme Sauvage a récemment vu une vingtaine d’offres sur une maison à 1,2 million de dollars qui a fini par se vendre entre 300 000 $ à 400 000 $ au-dessus du prix demandé. La flambée continue des prix fait ricochet de plus en plus loin sur les banlieues de la métropole.

L’agente immobilière a vu en mars une augmentation de l’offre, mais cela n’a pas encore été suffisant pour équilibrer le marché. Les bas taux d’intérêt et l’attractivité indéniable de la ville lui font croire que les hauts prix sont là pour durer.

Calgary : enfin le réveil

Prix moyen (mars 2021) : 515 622 $

Variation annuelle : +15,6 %

La pandémie a sorti le marché immobilier de la métropole albertaine de la crise dans laquelle il était plongé depuis six ans. 2021 s’est ouvert avec les meilleures ventes trimestrielles en 14 ans.

Cette situation donne le sourire à l’agente immobilière Nadine Faule et pour cause. Heureusement que les prix ont monté parce que, l’année dernière, le marché était complètement mort. Mais on est encore 5 % en dessous des prix qu’on avait en 2014, explique-t-elle. À un moment donné, on ne pouvait plus continuer à descendre.

Ce réveil concerne surtout les maisons de 400 000 $ à 600 000 $, mais même les segments les plus élevés commencent à sortir de leur torpeur, constate l’économiste de la chambre immobilière de Calgary Ann-Marie Lurie. Plus vous vous rapprochez du centre-ville, plus les maisons à un million de dollars sont légion dans la métropole albertaine. En général, les prix au centre-ville descendent toujours en dernier et remontent toujours en premier, ajoute Mme Faule.

Edmonton : un bon marché de printemps

Prix moyen (mars 2021) : 404 555 $

Variation annuelle : +15,4 %

Comme ailleurs, les Edmontoniens profitent des taux d’intérêt bas et des économies faites pendant la pandémie pour magasiner une maison. Les ventes de résidences ont doublé en mars par rapport à l’année dernière.

Mais le marché immobilier de la capitale albertaine est loin d’être en surchauffe. Les maisons vont se vendre parfois 5000 $ à 10 000 $ au-dessus du prix demandé, mais pas 50 000 $ à 100 000 $ comme on voit à Toronto, tempère Camron Rahmanian, agent immobilier chez MaxWell Polaris.

La surenchère ne concerne qu’une propriété sur cinq dans la capitale albertaine et le prix moyen n’a pas encore dépassé les records de 2017. Les condominiums et les maisons mitoyennes traînent encore la patte. En résumé, c’est un bon marché de printemps, affirme le président de l’Association des agents immobiliers d’Edmonton, Tom Shearer.

Regina : un engouement plus lent

Prix moyen (mars 2021) : 327 496 $

Variation annuelle : +4,7 %

La capitale de la Saskatchewan a vu la plus faible hausse de prix en mars au pays, en excluant les territoires. Mais l’agent immobilier Claude Barry rappelle que le marché part de loin. Depuis la crise du pétrole, l’économie, les prix baissaient. Partout, dans tous les styles de maisons, c’était commun de voir des offres très basses, souligne-t-il.

Les propriétés à un million de dollars, de vastes demeures ou de grands terrains, sont donc rares. Les maisons entre 100 000 $ et 200 000 $ sont beaucoup plus courantes.

La frénésie immobilière commence cependant à se faire sentir. Depuis deux semaines, c’est 10 à 15 heures de travail par jour pour montrer des maisons, note M. Barry. Dans la petite bulle, des maisons rénovées dans de beaux quartiers pour un premier acheteur, ça part comme de petits pains chauds.

Saskatoon : l’équilibre

Prix moyen (mars 2021) : 348 617 $

Variation annuelle : +6,1 %

La course à la propriété a atteint Saskatoon, mais aussi ses environs. Humboldt a enregistré une augmentation de ses ventes en mars de 240 %. Le marché est petit, mais cette croissance s’observe dans d’autres communautés plus rurales. Warman et Martensville, au nord de Saskatoon, ont également vu les ventes de résidences doubler bien au-dessus des tendances à long terme.

Les prix, bien qu’en hausse, restent cependant dans la moyenne du marché. La chambre immobilière de la Saskatchewan constate déjà une augmentation des inscriptions de biens, ce qui devrait permettre de conserver un marché équilibré.

Winnipeg : du jamais-vu

Prix moyen (mars 2021) : 352 366 $

Variation annuelle : +14,4 %

C’est vraiment du jamais-vu dans la ville. [...] Les maisons entre 200 000 $ et 450 000 $ se vendent en une semaine à 100 000 $ de plus. Elles ne traînent pas sur le marché, constate l'agent immobilier Denis-Michel Thibeault. Il n’a jamais vu autant d’acheteurs à Winnipeg.

L’engouement touche surtout les maisons unifamiliales moyennes, mais il commence à s’étendre aux condos et aux duplex.

Même avec la surenchère, le budget d’un million de dollars rentre dans le luxe à Winnipeg. Les ventes y sont donc plus rares et plus lentes, selon M. Thibeault.

Toronto : une flambée encore plus féroce

Prix moyen (mars 2021) : 1 097 571 $

Variation annuelle : +21,6 %

Le marché du Grand Toronto tourne à plein régime depuis l’été dernier. Des surenchères ont fait grimper les prix dans plusieurs quartiers de la Ville Reine, où les maisons unifamiliales se vendaient en moyenne à 1,7 million de dollars en mars.

Une maison détachée à Toronto autour d'un million de dollars, aujourd'hui, ça n'existe même plus, affirme la courtière Laurence Jollivet. Dans cette fourchette de prix, il est plus commun de trouver des maisons jumelées, avec un terrain assez étroit.

Elle note par ailleurs que la plupart des propriétés de la métropole ontarienne se vendent entre 25 % et 30 % au-dessus du prix demandé.

Windsor : hausse de prix record

Prix moyen (mars 2021) : 520 618 $

Variation annuelle : +47,7 %

Les prix immobiliers dans la région de Windsor-Essex ont connu la plus forte hausse au pays. Le phénomène se fait sentir ailleurs dans le Sud-Ouest ontarien, comme à London, où le prix moyen a augmenté de 43 % en un an.

Selon la courtière Katia Augustin, il n’est plus inhabituel de voir des maisons se vendre pour 150 000 $ ou même 200 000 $ au-dessus du prix affiché. Le fait que Toronto soit un marché si en surchauffe, les gens cherchent ailleurs et voient les prix de Windsor, qui pour les Windsorois sont des prix faramineux, mais pour des gens de Toronto, ce sont encore des aubaines, dit-elle.

Une poignée de propriétés se vendent au-delà d’un million de dollars, avec de vastes terrains et des pièces spacieuses.

Sudbury : des pinottes de plus en plus chères

Prix moyen (mars 2021) : 385 034 $

Variation annuelle : +20,4 %

Des propriétés autour d’un million de dollars n’existent pas au centre-ville de Sudbury. Il faut s’aventurer un peu plus loin pour trouver des lots vacants à ce prix ou, dans ce cas-ci, une maison luxueuse dans le secteur d’Azilda, au nord-ouest de la ville.

Après huit mois de recherches et une douzaine d’offres sur différentes propriétés, Joël Aubin et sa blonde ont enfin acheté leur première maison à Sudbury. Pour réussir son pari dans ce marché de plus en plus concurrentiel, le couple a dû faire une offre sans condition à 20 000 $ au-dessus du prix demandé.

Chaque maison, il y avait des offres multiples, affirme le jeune homme de 26 ans, qui disait souvent être dépassé par des offres d’acheteurs de Toronto ou d’Ottawa. Une maison comme moi j'ai à 250 000 $, c'est 1,5 million à Toronto. Pour eux, c’est des pinottes.

Ottawa : la ville endormie se réveille

Prix moyen (mars 2021) : 678 969 $

Variation annuelle : +31,3 %

Dans la région de la capitale nationale, il existe actuellement une centaine de propriétés à vendre autour d’un million de dollars – et pas seulement des maisons détachées. Des dizaines de condos sont également affichés à ce prix.

Nous n’avons rien vu de tel à Ottawa, lance Debra Wright, présidente de la chambre immobilière locale. C’est certainement un marché excitant.

Avec des hausses de taux hypothécaires à l’horizon, elle déconseille aux acheteurs de prendre des risques démesurés avec des offres bien au-delà de leur budget, sans inspection ni conditions de financement.

Montréal : un marché transformé par le télétravail

Prix moyen (mars 2021) : 550 218 $

Variation annuelle : +27,0 %

La métropole québécoise compte des centaines de propriétés affichées à environ un million de dollars – tant des maisons unifamiliales que des condos.

Les 6348 propriétés achetées dans la région de Montréal le mois dernier se sont vendues en moyenne pour plus d’un demi-million de dollars. Le marché des maisons détachées gagne du terrain depuis plusieurs mois, souligne Richard Beaumier, président et dirigeant d’agence chez Profusion Immobilier.

Le télétravail a amené les gens à vouloir avoir des maisons plus grandes, pas nécessairement au centre, et un espace bureau de plus, dit-il. Il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande, partout.

Québec : une progression jamais enregistrée

Prix moyen (mars 2021) : 329 649 $

Variation annuelle : +17,7 %

Stimulé par les copropriétés et les complexes de deux à cinq appartements, le nombre de transactions de la région métropolitaine de Québec a bondi de 18 % pour s'établir à 1339 ventes.

Les régions avoisinantes, comme Lac-Beauport, ressentent aussi cette fièvre immobilière, alors que certains souhaitent abandonner la capitale québécoise au profit de maisons plus spacieuses, entourées de verdure et au bord de l’eau.

Une soixantaine de propriétés dans la région de Québec figurent dans la fourchette de prix du million de dollars. Il s’agit généralement de grandes maisons, mais certains condos de luxe s’y inscrivent aussi.

Sherbrooke : la grande séduction

Prix moyen (mars 2021) : 349 554 $

Variation annuelle : +39,3 %

Une quinzaine de propriétés – dans le segment du luxe – se vendent à près d’un million de dollars dans la région de Sherbrooke. Ces maisons ont souvent du cachet : une vaste cour arrière bien aménagée, une piscine creusée, un belvédère ou alors un accès à un lac.

Acheter une maison en Estrie n’a jamais été aussi difficile, avec la hausse faramineuse des prix et des guerres d’enchères de plus en plus fréquentes et féroces, confirme l’agent immobilier Jeremy Lacroix.

Les premiers acquéreurs, les gens de Sherbrooke qui ne partent pas d'une vente de propriété de 500 000 $ à Montréal, ont énormément de difficulté à trouver, dit-il. Il souligne que bien des acheteurs de grandes villes cherchent à y déménager ou à y acheter une résidence secondaire.

Halifax : une surévaluation inquiétante

Prix moyen (mars 2021) : 474 271 $

Variation annuelle : +34,4 %

En décembre dernier, la Société canadienne d’hypothèques et de logement qualifiait la surévaluation des propriétés dans la région d’Halifax d’inquiétante. Le marché ne montre depuis aucun signe de répit.

La hausse des prix dans la région, qui frôle 35 %, figure parmi les plus élevées au Canada. La chambre immobilière de la Nouvelle-Écosse rapporte que les guerres d’enchères sont de plus en plus fréquentes, particulièrement pour les maisons de plus de 2500 pieds carrés.

Une vingtaine de maisons se vendent actuellement à environ un million de dollars. Elles sont généralement plus spacieuses, aux finitions luxueuses et situées près de l’eau.

Moncton : records de prix fracassés

Prix moyen (mars 2021) : 266 286 $

Variation annuelle : +27,8 %

On peut compter les propriétés en vente à un million de dollars dans le Grand Moncton sur les doigts d’une main. Certaines d’entre elles sont de grandes maisons à plusieurs chambres, avec garage et terrain spacieux, alors que d’autres options dans cette fourchette de prix sont simplement des lots vides.

La pandémie a certes refroidi les propriétaires qui pensaient vendre leur maison dans la région de Moncton : le nombre d’inscriptions a baissé pendant sept mois consécutifs, avant la légère hausse enregistrée en mars. Résultat : les maisons sur le marché se sont vendues comme des petits pains chauds à des prix beaucoup plus élevés.

Encore faut-il relativiser, souligne Jean-Michel Robichaud, qui a quitté Montréal pour acheter une maison à Moncton, sa ville d’origine. Le prix des condos à Montréal est à peu près le double de ce qu'on a payé pour notre maison ici, dit-il.

C'est sûr que c'est invitant d'avoir accès à une propriété beaucoup plus spacieuse avec une cour arrière et tout un luxe qu'on peut se permettre pour une infime portion de ce que ça coûte dans les grandes villes telles que Toronto, Vancouver et Montréal.

Île-du-Prince-Édouard : l’oasis prisée par les acheteurs

Prix moyen (mars 2021) : 330 121 $

Variation annuelle : +21,9 %

Les maisons de l’Île-du-Prince-Édouard se vendent plus rapidement qu’auparavant, soit en un mois en mars dernier. Elles pouvaient se retrouver sur le marché pendant trois mois et demi il y a cinq ans.

Plus d’acheteurs de l’extérieur des provinces de l’Atlantique envisagent d'y prendre leur retraite, ce qui met de la pression à la hausse sur les prix. Les propriétés à plus d’un million de dollars restent toutefois très peu nombreuses à l’Île-du-Prince-Édouard.

Les deux dernières propriétés que j’ai personnellement vendues, c’est des gens de l’Ontario qui n'ont même pas vu la maison, qui arrivent et qui décident de faire une offre sans condition, raconte Francis Thériault, agent immobilier chez PEI Agents Realty.

Terre-Neuve-et-Labrador : record de ventes, mais pas de prix

Prix moyen (mars 2021) : 252 173 $

Variation annuelle : +7,3 %

Record, record, record est un refrain devenu familier dans le marché immobilier de Terre-Neuve-et-Labrador. Les ventes de propriétés au premier trimestre de 2021 se sont accrues de 68 % par rapport à la même période l’année précédente.

Cependant, comme ses homologues de l’Ouest qui dépendent de l’économie du pétrole, les prix en croissance n’arrivent pas encore à rattraper les meilleures années des booms économiques. En 2014, le prix moyen d’une résidence dépassait les 300 000 $.

Un budget d’un million de dollars vous offrirait donc de très larges propriétés avec beaucoup d’espace extérieur.

Yukon : la tendance de longue haleine

Prix moyen (mars 2021) : 497 187 $

Variation annuelle : +21,3 %

Plus de ventes et pour plus cher est aussi la rengaine que les agents immobiliers ont entendue au Yukon. À quel point cette croissance peut-elle être attribuée au phénomène pandémie? Les données du Bureau des statistiques du Yukon dessinent plutôt une tendance à la hausse du marché immobilier qui aurait commencé il y a quatre ans.

Les maisons aux alentours d’un million de dollars sont rares, mais pas parce qu’il s’agit d’un budget élevé. Au contraire, cela coûte cher de se loger au Yukon, mais le nombre d’offres est faible. Le territoire ne comptait seulement qu’une soixantaine d’inscriptions mi-avril et une grande partie concernait des terrains vacants.

Territoires du Nord-Ouest : attention aux statistiques!

Prix moyen (mars 2021) : 438 580 $

Variation annuelle : -2,6 %

Pour un si petit marché, les données de l’Association canadienne de l’immeuble sont à prendre avec prudence. En février, l’ACI avait mesuré une hausse de 50 % du prix moyen des propriétés vendues dans les Territoires du Nord-Ouest. Une vente de plusieurs millions de dollars peut donc bouleverser les moyennes. 

Selon l’analyse des agents de Century 21, l’année 2020 a été bonne pour l’immobilier dans les Territoires, notamment parce que les loyers sont chers et ont donc incité certains habitants à se lancer dans l’achat.

L’abordabilité du marché reste cependant un problème central dans les T.N.-O. Près d’un logement sur trois est inabordable à Yellowknife, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

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