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Les signaleurs routiers réclament des mesures plus coercitives

Des signaleurs routiers.

Des signaleurs routiers ont manifesté devant l'Assemblée nationale, à Québec, le 23 avril 2021.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

« Ça n’a plus de sens qu’on enterre nos travailleurs qui sont là pour les besoins de la population. » C’est ce message que veut livrer Éric Laflamme, président de l’Association des installateurs et signaleurs du Québec, au gouvernement du Québec.

Lui et ses collègues se sont rendus à Québec pour rendre hommage à Pascal Cauchon et du même coup faire un arrêt sur la colline parlementaire pour réitérer l’importance de mieux protéger les travailleurs de chantiers routiers.

Rappelons que Pascal Cauchon, un installateur de chantier, a été happé mortellement, le 8 avril, alors qu'il procédait à l'installation de signalisation sur l'autoroute 20 à la hauteur de Saint-Cyrille-de-Wendover. Ses funérailles ont été célébrées vendredi alors que des collègues ont formé un cortège pour lui rendre dommage.

« On est présents sur la route pour faciliter la vie des automobilistes, mais on ne nous respecte pas et ce sont nos travailleurs qui en paient le prix de leur vie. »

— Une citation de  Éric Laflamme, président de l’Association des installateurs et signaleurs du Québec

Il faut serrer la vis encore plus aux automobilistes. On a doublé les amendes pour ceux qui ne respectent pas la signalisation, mais il n’y a personne pour faire appliquer la loi. Quand on appelle la police, c’est long et toutes les raisons sont bonnes pour ne pas se rendre sur les chantiers, souligne Éric Laflamme.

L'image de Pascal Cauchon sur un panneau de signalisation.

Pascal Cauchon a perdu la vie le 8 avril 2021 sur un chantier de construction de l'autoroute 20, près de Saint-Cyrille-de-Wendover, au Centre-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Le représentant des travailleurs croit que les conséquences doivent être plus sévères. Il cite en exemple la suspension du permis de conduire parmi les mesures dissuasives qui auraient un impact. Tout ça pourvu que les forces de l’ordre soient davantage impliquées.

Pourquoi, dans le Bas-Saint-Laurent, la police doit être présente lorsqu’il y a l'installation d’un chantier routier et pas ailleurs dans les autres régions du Québec?, se questionne M. Laflamme.

Non-respect du corridor de sécurité, dépassement des limites de vitesse, distractions par les cellulaires au volant, toutes ces situations mettent en péril la vie des travailleurs de chantiers routiers. J’aimerais que les gens se souviennent que nos travailleurs, ça peut être des gens de leur famille, insiste Éric Laflamme.

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