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Faire découvrir l'arrière-pays sauvage du Lac-Saint-Jean aux Québécois

Un canot se trouve sur l'eau au coucher du soleil.

Les Québécois sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le tourisme d'aventure.

Photo : Aventuraid/Karavaniers

Avant la pandémie, l'agence de voyages Karavaniers proposait des expéditions aux Québécois à travers le monde alors que l'entreprise Aventuraid faisait découvrir le nord du Lac-Saint-Jean aux Européens. Elles se sont donc retroussé les manches et ont remis le Québec au cœur de leurs priorités.

En raison de la crise sanitaire, Karavaniers a dû mettre sur pause les séjours guidés de trek ou de kayak de mer qu'elle offrait depuis plus de vingt ans. Et du jour au lendemain, Aventuraid a dû composer avec l'absence de touristes en provenance d'Europe qui représentaient 95 % de sa clientèle depuis les années 1990.

Avec la pandémie, on a redéfini le concept de bout du monde

Une citation de :Richard Rémy, guide et fondateur de Karavaniers
Des gens en canot pagayent sur une rivière.

Les excursions se font en petits groupes.

Photo : Aventuraid/Karavaniers

Ensemble, les deux entreprises donnent un nouveau souffle au tourisme d'aventure dans la Belle Province. Les partenaires proposent dorénavant des expéditions en canot sur les rivières Ouasiemsca, Mistassini et Mistassibi, au nord du 50e parallèle. Et les Québécois sont au rendez-vous.

C’est de prendre le temps de redécouvrir son pays.

Une citation de :Gilles Granal, guide et propriétaire d'Aventuraid

On a beau habiter à Québec ou Montréal, on n’a pas nécessairement l’habitude de faire des activités en forêt boréale, explique Gilles Granal.

Gilles Granal est souriant.

Originaires de la France, Gilles Granal et sa femme se sont installés au Québec en 1987 à la suite d'un voyage d'aventure qui les a charmés.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Le camp de base est situé à Girardville, une petite municipalité du nord du Lac-Saint-Jean déjà considérée comme lointaine. Les séjours proposés le sont encore plus.

Si on parle de la rivière Mistassibi, c’est à 180 km au nord d’ici. C’est un paysage nordique duquel on n’a pas l’habitude, illustre Gilles Granal.

Un repas est préparé sur un feu de bois en camping.

La cuisson sur feu de bois fait partie de l'expérience proposée. Les repas sont parfois composés de poissons pêchés à même les rivières naviguées.

Photo : Aventuraid/Karavaniers

Les formules sont adaptées tant aux aventuriers qu'aux petites familles. Les séjours comprennent une initiation aux techniques de canotage et les guides s'occupent de la logistique pour se rendre dans des coins de pays difficiles d'accès.

Les Québécois s'émerveillent comme les Européens lorsqu'ils découvrent ces paysages-là.

Une citation de :Gilles Granal, guide et propriétaire d'Aventuraid
Des canots sont à l'extérieur de l'eau.

Ces jours-ci, l'équipe s'affaire à l'entretien des canots qui serviront aux expéditions.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Des tentes se trouvent sur une plage surmontée d'un arc-en-ciel.

Le camping sauvage et les activités de plein-air permettent de respecter les règles de distanciation et les mesures sanitaires.

Photo : Aventuraid/Karavaniers

Les expéditions de 9 ou 10 jours sont composées au maximum de 10 à 12 personnes, qui au fil de l'eau, campent notamment sur des plages de sable blanc. Il n'y a pas de presse, le séjour est conçu pour profiter du moment.

Lorsqu'ils sont au camp de base, les touristes dorment au cœur du Parc Mahikan où vivent trois meutes de loups. L'observation des canidés et l'hébergement situé au milieu de leurs hurlements mythiques ajoutent assurément à cette expérience de plein-air.

Des loups du Parc Mahikan se trouvent à l'extérieur.

Gilles Granal a un contact privilégié avec les loups qui sont tous nés à Girardville.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Le musher Gilles Granel tient l'un de ses chiens.

Pas moins de 70 chiens de traîneau vivent sur la base d'Aventuraid.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Aventuraid organise aussi des activités familiales avec des chiens de traîneau qui ont besoin de bouger, même pendant la saison morte. D'autant que cet hiver, il y a eu dix fois moins d'expéditions qu'à l'habitude en raison de la COVID-19.

L'appétit des Québécois se fait sentir pour ces voyages qui sortent des sentiers battus, loin du tourisme de masse. Cette année, Karavaniers a augmenté son offre en proposant davantage de rivières et de dates de séjour que durant l'été 2020 et les expéditions affichent presque complet, qu'il s'agisse de la Mistassibi avec Aventuraid, de la Vallée de la Restigouche, du Fjord du Saguenay ou de l'Archipel des Îles Mingan.

La pancarte d'Aventuraid se trouve à Girardville.

La base d'éco-aventure est située à Girardville, au nord du Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette

Le seul côté positif de la pandémie, soutiennent les deux guides, c'est le désir des Québécois de découvrir leur arrière-pays.

Ça permet aux gens qui sont habitués de regarder ailleurs, comme le Pérou ou le Kilimandjaro, de se rendre compte de certains trésors ici, affirme Richard Rémy. Et j'espère que ce qui va rester après la pandémie, c'est le désir de ralentir aussi, de prendre son temps, conclut-il.

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