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Engouement sans précédent pour les parcs nationaux au Nouveau-Brunswick

Un dôme vitré de camping au milieu de la forêt.

Parcs Canada se prépare depuis plusieurs années à la hausse de demande de terrains de camping, mais a enregistré deux fois plus de réservations cette année que l'année dernière.

Photo : Gabrielle Fahmy

Radio-Canada

Jeudi était la première journée où on pouvait réserver des terrains de camping dans les parcs nationaux. Les Néo-Brunswickois se sont lancés dans une véritable course contre la montre pour tenter d'obtenir une place dans les parcs de Fundy et de Kouchibouguac.

Le site de Parcs Canada a ouvert à 8 h et certains campeurs ont dû attendre au moins une heure après 7000 autres amateurs de plein air avant d'effectuer une réservation.

Selon Marie-Sophie Desaulniers, porte-parole de Parcs Canada, la demande de location de terrains de camping est en hausse depuis les dernières années, mais particulièrement cette année.

Avec la pandémie, surtout cette année, il y a maintenant un intérêt marqué pour le camping, explique Mme Desaulniers.

Non seulement c'est accessible, mais c'est aussi l'une des rares choses dont on peut être certain qu’elle est sécuritaire, renchérit-elle.

Déjà en début d’après-midi, Parcs Canada avait enregistré plus de 6000 réservations pour le parc national Fundy et plus de 4000 réservations pour le parc national Kouchibouguac, soit environ le double de locations de terrains consignées lors du jour de lancement l'année dernière.

Des emplacements qui s’envolent rapidement

Shelley Jones, une résidente de Salisbury, est une campeuse expérimentée et planifie habituellement plusieurs voyages par an au parc national de Fundy.

Shelley Jones est devant de la végétation et porte des lunettes de soleil.

Shelley Jones loue un terrain de camping au parc national Fundy depuis plusieurs années.

Photo : Gracieuseté de Shelley Jones

Elle a d’ailleurs l'habitude de se lever à l’aurore le jour de l'ouverture des inscriptions à Parcs Canada afin de mettre la main sur ses terrains préférés, mais elle a eu une surprise cette année.

Les places se sont remplies beaucoup plus rapidement cette année que l'an dernier, raconte-t-elle.

Mme Jones était en ligne dès six heures du matin et elle a attendu le lancement des inscriptions pendant deux heures, armée d’un bloc-notes contenant ses emplacements et dates choisies.

Malgré ces précautions, au moment tant attendu de l'ouverture des inscriptions, elle s'est retrouvée derrière 2500 autres personnes et n'a pas pu réserver ses terrains de prédilection.

Les sites disparaissaient pendant qu’on les consultait.

Une citation de :Shelley Jones

Elle a toutefois réussi à réserver des terrains pour les dates de son choix, mais elle affirme que la compétition était féroce comparativement aux années précédentes.

Un nouveau type de file d'attente

Selon Mme Desaulniers, Parcs Canada a commencé à se préparer à la hausse de la demande il y a quelques années en mettant en place un nouveau système de file d'attente virtuelle pour gérer la grande affluence sur le site web.

Le système de file d'attente est là pour rendre les choses aussi équitables que possible, explique-t-elle.

La porte-parole précise que toutes les personnes qui se rendent sur le site avant 8 h sont placées dans une salle d'attente virtuelle et se voient attribuer une place aléatoire dans la file d'attente.

Ainsi, avec ce système, accéder au site avant l'ouverture ne confère aucun avantage aux campeurs.

Cette année, le jour d'ouverture des inscriptions a été repoussé de quelques mois.

Parcs Canada accepte normalement les réservations dès le mois de janvier, mais, cette année, l’organisation voulait donner aux gens la chance de faire leurs plans avant d'ouvrir le site.

Une lueur d’espoir pour les campeurs qui auraient manqué ce rendez-vous : les annulations de réservations se produisent tout au long de l’été, selon Mme Desaulniers.

Selon un reportage d’Isabelle Leger, CBC

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