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L'été s'annonce rempli de défis pour les producteurs de fruits et de vin de la C.-B.

Sukhdeep Brar, le propriétaire de Brarstar Orchards.

Les défis qui attendent Sukhdeep Brar, le propriétaire de Brarstar Orchards, sont nombreux cette année encore.

Photo : Radio-Canada / Tina Lovgreen

Radio-Canada

Des producteurs de fruits et de vin de la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, espèrent que la saison estivale sera profitable, mais craignent de devoir faire face aux mêmes défis que durant l’été 2020.

Sukhdeep Brar est le propriétaire de Brarstar Orchards, une terre d’environ 55 hectares à Summerland. Il cultive des cerises, des pêches, des pommes et des poires.

Au printemps dernier, la pandémie a provoqué une pénurie de 6000 à 8000 travailleurs dans le secteur agricole de la Colombie-Britannique. Sukhdeep Brar a réduit de moitié le nombre d'employés habituels, tant les travailleurs du coin que les travailleurs étrangers, et a dû faire appel à des proches pour l'aider dans la cueillette des fruits.

Ces problèmes de main-d'œuvre sont en train de se reproduire, dit-il. C'est impossible pour nous de prendre de l'élan et de rattraper notre retard.

Un cueilleur au milieu d'arbres fruitiers se penche au-dessus d'un bac dans lequel il verse des cerises au sein d'un verger à Summerland, en Colombie-Britannique.

Un cueilleur de cerises travaille dans un verger de 40 hectares à Summerland, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Tina Lovegreen

Des frontières fermées qui compliquent la situation

La fermeture de la frontière commune entre l’Ontario et le Québec pourrait avoir des effets négatifs sur la main-d'œuvre, croit l’agriculteur.

Nous avons beaucoup de routards québécois qui viennent dans la vallée pour cueillir des cerises, explique-t-il. Nous ne savons pas combien de temps la fermeture durera, mais j'espère qu'elle sera levée avant le début de la récolte d'été.

L’interruption de vols en provenance du Mexique et des Caraïbes complique également l'arrivée de travailleurs étrangers.

C'est un sentiment de déjà vu. Les associations se réunissent et affrètent des vols pour les travailleurs. Cela ne fait qu'ajouter des coûts et du temps à tout.

La région de l'Okanagan compte environ 4500 travailleurs migrants pour s'occuper des champs et des vergers chaque année, selon l’Association des producteurs de fruits de la Colombie-Britannique. 

Ces travailleurs sont exemptés des restrictions de voyage au Canada, mais doivent se mettre en quarantaine et se faire tester pour la COVID-19 après leur arrivée.

Des cerises sur des branches de cerisiers.

Les cerises sont les derniers fruits cueillis dans la vallée de l'Okanagan au mois d'août.

Photo : Andrea Bixby-Brosi

Garder l'espoir

Malgré les défis, certains producteurs ont l'espoir de faire de bonnes affaires.

L’entreprise de Len Filek a bien changé depuis le début de la pandémie. Si avant, des milliers de personnes foulaient le sol de son magasin Summerland Sweets, aujourd’hui ils commandent en ligne ou par téléphone.

Il s'est avéré que nous avons eu une assez bonne année. Nous avons trouvé de nouveaux marchés et de nouveaux endroits pour distribuer nos produits grâce aux clients fidèles, se réjouit-il.

De son côté, la copropriétaire de Crush Pad Winery, Christine Coletta, espère que les gens chercheront cet été des produits locaux. Cela nous aiderait à surmonter cette tempête COVID-19.

Sukhdeep Brar prendra les choses comme elles viennent. Nous devons y aller jour après jour.

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