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Les parents d’enfants atteints de maladies chroniques veulent se faire vacciner

Ryan et Kristine avec un bébé dans les bras, dans une chambre d'hôpital. Le bébé a des tubes dans le nez et dans la bouche.

Ryan et Kristine Rowes avec leur fils, AJ, à l'hôpital en mars 2019. AJ est vulnérable à la COVID-19, mais ses parents ne sont pas admissibles à la vaccination, car ils sont trop jeunes et n'ont pas eux-mêmes de problèmes de santé.

Photo : Gracieuseté de la famille Rowes

Radio-Canada

Les parents d’enfants atteints de problèmes de santé chroniques et graves veulent se faire vacciner afin d'être protégés contre les infections par le coronavirus qui leur seraient potentiellement fatales. Mais au Manitoba, les aidants naturels de moins de 40 ans ne sont pas admissibles à la vaccination.

Kristine et Ryan Rowes s’occupent de leur fils de deux ans et demi, AJ, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il est atteint d'une maladie pulmonaire chronique, d’hypertension artérielle pulmonaire et de paralysie cérébrale. Il a une trachéostomie et doit être nourri par une sonde d’alimentation.

Je sais que, s’il attrape la COVID-19, je vais le perdre, dit sa mère.

Or, Kristine et Ryan Rowes, tous les deux dans la trentaine, n’ont pas eux-mêmes de prédispositions médicales. Par conséquent, ils ne remplissent aucun des critères d’admissibilité à la vaccination.

Le petit AJ ne peut pas lui-même être vacciné, car aucun vaccin n’a été approuvé pour les enfants de son âge au Canada.

C’est comme si ces enfants n’étaient pas pris en compte, déplore Ryan Rowes. Sa conjointe ajoute qu'elle a l’impression que le gouvernement ne [les] voit pas.

Au moins, aidez-nous à protéger notre fils et tous les enfants fragiles, implore-t-elle.

AJ Rowes dans un siège de voiture, tout sourire, les pieds dans les mains.

AJ Rowes ne peut lui-même pas être vacciné, car aucun vaccin n'a été approuvé pour les enfants de son âge.

Photo : Gracieuseté de la famille Rowes

Le couple affirme avoir tout fait pour protéger AJ. Ils ont cessé de recevoir des soins à domicile, dans la crainte qu’un préposé ne contamine accidentellement leur fils.

Les fournisseurs de soins à domicile peuvent, eux, se faire vacciner au Manitoba.

C’est frustrant, étant donné que nous accomplissons le travail que ces préposés feraient s’ils venaient s’occuper de notre fils, affirme Ryan Rowes.

De plus, le pédiatre de l'enfant voudrait que les parents dans leur situation reçoivent le vaccin.

Kristine Rowes ajoute qu’il y a beaucoup d’enfants au Manitoba dans la même situation. Des enfants se battent pour leur vie à l’Hôpital pour enfants et ils ont besoin que leurs parents les visitent chaque jour. Qu’arrivera-t-il si leurs parents attrapent la COVID-19, demande-t-elle.

Modification des critères d’admissibilité

De son côté, par l’entremise d’un porte-parole, la province a fait valoir que le taux d’infection est très bas chez les jeunes enfants et qu’aucun enfant de moins de 2 ans n’est mort des suites de la COVID-19 au Manitoba.

En raison de problèmes d’approvisionnement et d’une demande énorme de la population pour la vaccination, nous avons dû prendre des décisions difficiles, a déclaré un porte-parole de la province dans un courriel à CBC.

Certains parents d’enfants malades ont quant à eux pu se faire vacciner avant que ne soient apportés des changements aux critères d’admissibilité.

En mars, Rebekka et Cody Campbell ont reçu une dose du vaccin AstraZeneca car, en tant que contacts familiaux de leur fils, Damon, ils faisaient partie des groupes prioritaires définis par la province.

Damon, trois ans et demi, souffre d’omphalocèle, ce qui signifie que certains de ses organes sont à l’extérieur de son corps, ainsi que de problèmes pulmonaires et cardiaques.

Rebekka tient son fils Damon dans les bras. Damon est branché à une machine derrière eux.

La mère de Damon Campbell, Rebekka, a reçu le vaccin AstraZeneca avant que les critères d'admissibilité ne soient modifiés.

Photo : Gracieuseté de la famille Campbell

Depuis, la province a toutefois restreint l’administration du vaccin AstraZeneca en fonction de l’âge, à la suite des recommandations nationales et des inquiétudes soulevées par d’éventuels caillots sanguins chez les personnes plus jeunes.

Rebekka Campbell dit que, après ce changement, le rendez-vous de vaccination d’autres parents d’enfants gravement malades a été annulé.

Selon elle, si le vaccin AstraZeneca n’est plus une option, la province devrait offrir le vaccin Pfizer-BioNTech ou Moderna à la famille qui prend soin d’une personne vulnérable.

Avec les informations de Marina von Stackelberg

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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