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Un Prix Nobel déplore la perte du programme de physique à l’Université Laurentienne

Un homme sur un divan.

Art McDonald, originaire de la Nouvelle-Écosse, a été directeur du laboratoire SNOLAB, à Sudbury.

Photo : CBC / Stu Mills

Radio-Canada

Le physicien Art McDonald, colauréat du prix Nobel de physique et ancien directeur du laboratoire de recherche SNOLAB, affirme que la disparition du programme de physique aura des répercussions sur le financement de la recherche à la Laurentienne.

M. McDonald affirme qu'avec la perte du département de physique de la Laurentienne, ainsi que du programme de mathématiques, l'université ne pourra plus prendre part à d'importants projets en astrophysique.

Les mathématiques et la physique sont des piliers importants pour plusieurs programmes à l'université, notamment pour le département de génie, il est étonnant que la Laurentienne maintienne un programme d’ingénierie sans physique pour le soutenir, ajoute-t-il.

M. McDonald affirme qu'il a travaillé avec certains des membres de la faculté de physique qui vont maintenant perdre leur emploi en raison de la restructuration à la Laurentienne.

Il ajoute que ceux-ci ont joué un rôle important dans l'obtention de son prix Nobel de physique en 2015.

SNOLAB est le laboratoire souterrain le plus profond d'Amérique du Nord où les scientifiques font de la recherche fondamentale.

SNOLAB est le laboratoire souterrain le plus profond d'Amérique du Nord où les scientifiques font de la recherche fondamentale.

Photo : (SNOLAB)

La Laurentienne est un des partenaires fondateurs de SNOLAB, un laboratoire scientifique souterrain situé près de Sudbury qui étudie la physique des neutrinos et la matière noire, entre autres.

Craintes pour le budget de recherche

M. McDonald se demande si les coupes effectuées à la Laurentienne tiennent compte de l'importance des programmes de formation et de recherche des diplômés.

Ils reçoivent environ 1,3 million de dollars par an des organismes subventionnaires et ils ont 15 étudiants diplômés pour les postdoctorants, généralement 20 étudiants de premier cycle pendant l'été et un certain nombre de techniciens, explique-t-il.

M. McDonald est cependant convaincu que le SNOLAB continuera à fonctionner comme un centre de premier plan dans le monde, et il affirme qu'il est vraiment en plein essor.

Le monde choisit SNOLAB comme site de prédilection pour un domaine de l'astrophysique des particules en pleine expansion, explique-t-il.

Il est beaucoup plus inquiet de l'impact des coupes sur la ville de Sudbury, qui, sur le plan intellectuel et éducatif, n'a pratiquement plus la possibilité d'attirer des étudiants ni de jouer un rôle académique important dans les expériences en cours à SNOLAB.

M. McDonald affirme que SNOLAB n'a jamais été un fardeau financier pour la Laurentienne.

Avec les informations de CBC

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