•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Assemblée nationale répond à l'appel de Joe Biden sur la réduction des GES

Une colonne de fumée noire s'échappe de la cheminée d'un complexe industriel.

Le Plan vert du Québec 2020-2030 prévoit réduire de 37,5 % les émissions de GES par rapport à leur niveau de 1990, d'ici à 2030.

Photo : Getty Images/iStock/rui_noronha

La Presse canadienne

L'Assemblée nationale répond au signal lancé par le président américain Joe Biden aux dirigeants dans le monde : elle demande au gouvernement caquiste de revoir à la hausse ses cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Même les caquistes ont voté pour cette motion du député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, adoptée à l'unanimité jeudi matin.

C'est signe que le gouvernement Legault est disposé à réduire davantage les émissions polluantes d'ici à 2030.

La motion a été entérinée dans le contexte d'un sommet entre le président Joe Biden et le premier ministre Justin Trudeau – à l'occasion duquel le Canada s'est engagé à augmenter sa cible de réduction des GES de 40 à 45 %, par rapport à leur niveau de 2005, d'ici à 2030.

L'Assemblée demande au gouvernement du Québec de manifester lui aussi son désir de contribuer à cette hausse mondiale des ambitions climatiques, peut-on lire dans le libellé.

Message fort

C'est un message fort du Québec envoyé à Ottawa et au sommet mondial sur le climat qui se tient aujourd'hui, a commenté M. Gaudreault, qui dit avoir obtenu une belle collaboration du ministre de l'Environnement, Benoit Charette, pour que tous s'entendent sur la motion.

Si on était un État souverain, on serait à la table, mais ça permet au moins au Québec de s'insérer dans ce sommet, a estimé le député du Parti québécois.

Le Plan vert du Québec 2020-2030 prévoit déjà réduire de 37,5 % les émissions de GES, par rapport à leur niveau de 1990, d'ici à 2030, conformément aux obligations internationales de l'Accord de Paris sur la lutte contre les changements climatiques.

Quelle cible?

Portrait de Sylvain Gaudreault.

Sylvain Gaudreault, député de Jonquière, a déposé la motion.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Mais quelle devrait être la nouvelle cible? Une réduction de 40 %? Ou plus, 45 %? Moi, je suis qui pour dire 42 % ou 45 %? a répondu M. Gaudreault. Je dis : traçons le chemin pour dire qu'on est prêt à augmenter.

Sur cet enjeu, il demande d'entendre le nouveau comité scientifique consultatif mis sur pied par la Loi sur les changements climatiques.

Le plan actuel 2020-2030 du gouvernement caquiste comporte toutefois des zones d'ombre : il comprend des mesures pour atteindre environ 40 % de l'objectif, soit une douzaine de mégatonnes sur 29, mais reste silencieux sur ce qui doit être fait pour les 60 % restants.

Cela veut donc dire qu'il reste encore des mesures additionnelles à déployer et qu'il faudra en trouver d'autres pour atteindre l'éventuelle nouvelle cible, a expliqué M. Gaudreault. Il pose une échéance : la prochaine Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la COP26, qui se tiendra à Glasgow à la fin de l'année.

Par ailleurs, la motion rappelle aussi que les autres provinces doivent également contribuer davantage à l'effort de réduction des GES. Et également, elle demande au fédéral de verser au Québec sa juste part des investissements consacrés à la relance verte.

Rappelons qu'une motion de l'Assemblée est non contraignante : elle ne peut forcer l'exécutif, c'est-à-dire le gouvernement, à agir conformément à ce qui a été voté.

Il y a un poids moral et je vais le rappeler au gouvernement de toutes les façons, a affirmé le député de Jonquière. Il faut que ça se traduise en gestes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !