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Une centaine de personnes manifestent pour l’environnement à Rouyn-Noranda

Des manifestants défilent dans la rue.

Une marche pour l'environnement a été organisée à Rouyn-Noranda pour le Jour de la Terre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Près de 100 personnes ont manifesté leur soutien à la cause environnementale jeudi, en prenant part à une marche à Rouyn-Noranda à l'occasion du Jour de la Terre.

Des citoyens de tous horizons se sont rassemblés, à l'invitation du Regroupement d'éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue (RÉPAT), afin d'exiger des gouvernements des actions drastiques et rapides pour contrer les changements climatiques.

Selon Johanne Alarie, co-porte-parole du RÉPAT, les gouvernements doivent adopter des lois plus sévères pour faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Les cibles qui sont établies, il faut qu’il y ait des mesures contraignantes pour les atteindre. C’est urgent, c’est ici et maintenant qu’il faut agir, donc il faut mettre des lois contraignantes pour s'en aller vers une transition énergétique qui soit carboneutre, lance-t-elle.

Frédéric Duret, co-porte-parole du RÉPAT, estime que le gouvernement du Québec manque de courage dans ses positions environnementales.

Le gouvernement est capable de prendre les grands moyens pour la crise sanitaire, mais pour l’environnement, il a de la misère à faire quelque chose. Dans le dernier budget provincial, l’environnement a été mentionné une seule fois en deux ou trois heures. Ils n’ont pas le courage de prendre position contre le gazoduc et ça, je trouve ça irresponsable, affirme-t-il.

Une pancarte portant l'inscription : Gazoduc GNL en Abitibi-Témiscamingue, ça passe pas.

La Coalition anti-pipeline de Rouyn-Noranda prenait part à la marche organisée pour le Jour de la Terre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Johanne Alarie abonde dans le même sens, indiquant qu’un projet comme GNL Québec serait nuisible à l’effort de la province pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Des projets comme GNL Québec, il faut que le gouvernement les refuse. Ce sont des projets qui vont anéantir tous les efforts individuels faits par les citoyens pour diminuer les gaz à effet de serre. Les gestes individuels sont importants, mais ça prend vraiment des mesures gouvernementales drastiques, maintenant, déclare-t-elle.

Des gens de tous âges étaient présents lors de la marche. Magalie, étudiante au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, est venue apporter son soutien à la cause en compagnie de trois amies.

C’est notre avenir, on est des étudiantes du Cégep, on veut un bel avenir pour notre Terre, on veut avoir quelque chose de vivable à long terme, alors c’est pour ça qu’on vient marcher aujourd’hui, explique-t-elle.

Quatre jeunes femmes lors d'une manifestation.

Des étudiantes du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue sont venues apporter leur soutien à la cause de l'environnement.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Henriette Moreau, pour sa part, est venue marcher en raison de sa préoccupation pour sa descendance.

Moi, c’est pour l’avenir de mes enfants et de mes petits-enfants, et pour que la planète reste en santé.

Une citation de :Henriette Moreau

Une campagne de financement pour sensibiliser à la cause environnementale

Quelques heures avant le début de la manifestation, le Groupe Éco-citoyen (GÉCO) a lancé sa 14e campagne de financement annuelle, à l’occasion du Jour de la Terre.

Pendant six semaines, les citoyens de l'Abitibi-Témiscamingue sont invités à faire un don à l'organisme sans but lucratif et courent la chance de gagner l'un des 14 prix offerts dans le cadre du tirage annuel.

Pour le directeur général de l'organisme, Maurice Duclos, l'argent amassé durant la campagne de financement permettra au GÉCO de poursuivre sa mission de sensibilisation à la cause environnementale dans la communauté.

Ce qu’on réalise surtout, ce sont différentes activités dans les écoles, différents événements publics, familiaux et aussi dans des services qu’on offre à différentes organisations, notamment pour transformer un événement en événement écoresponsable. C’est un des volets pour lequel les gens nous connaissent le plus. Si vous avez des sous à donner pour la cause environnementale, GÉCO est bien placé pour les recevoir et les utiliser à bon escient, conclut-il.

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