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Pour le Jour de la Terre, l’île de Hull commence son verdissement

Un arbre dans un parc.

Deux premiers arbres ont été plantés au parc Wellington, dans le secteur de Hull, jeudi matin.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Radio-Canada

Les premiers arbres du projet de verdissement de l’île de Hull ont été plantés au parc Wellington, jeudi, à l’occasion du Jour de la Terre.

On doit adapter notre territoire à la réalité des changements climatiques. De plus en plus de chercheurs disent qu’il faut miser sur les infrastructures vertes, souligne la conseillère municipale du district du Plateau et présidente de la Commission sur le développement du territoire, l'habitation et l'environnement, Maude Marquis-Bissonnette.

Jeudi, elle participait, avec d'autres élus, au lancement du projet de verdissement de l’île de Hull. D’ici l’automne 2023, quelque 1000 arbres, des centaines d'arbustes et une quarantaine de plantes grimpantes seront plantés dans le secteur.

C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis trois ans, souligne Benoît Delage, directeur général du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO), l’un des 16 conseils régionaux de l’environnement répartis dans les régions du Québec. On se concentre sur l’île de Hull, notre centre-ville, car il y a un enjeu d'îlots de chaleur. On a trop de béton, trop d’asphalte, pas assez de verdure. Avec cet investissement, on va ajouter un peu de fraîcheur.

Portrait de l'homme dans un secteur résidentiel.

Benoit Delage, directeur général du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Soutenu par une pétition en ligne ayant réuni près de 4000 signatures en 2019, ce projet est évalué à plus de 1,3 million de dollars.

En faire plus

La date de lancement du projet n’a pas été choisie au hasard.

Alors qu’il marque le Jour de la Terre, la conseillère Marquis-Bissonnette insiste que la Ville de Gatineau a beaucoup agi en matière d’environnement, ces dernières années.

Quand on se compare au reste du Québec, je pense qu’on est allé très loin, dit-elle, citant le récent projet de rues conviviales, mais aussi la protection des milieux humides et du couvert forestier.

Gatineau vise la carboneutralité d’ici 2050.

On est en train de rédiger un plan climat qui va identifier des actions pour y arriver, promet Mme Marquis-Bissonnette.

La conseillère du district du Plateau milite pour que chaque décision municipale tienne compte de l’enjeu environnemental.

On est engagé dans la bonne direction, mais il reste beaucoup à faire.

Une citation de :Maude Marquis-Bissonnette, conseillère municipale du district du Plateau

De l’autre côté de la rivière des Outaouais, le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, dresse lui aussi un bilan positif des efforts faits par Ottawa dans ce domaine.

On a un plan. Est-ce qu’on en fait assez? Non. Est-ce qu’on doit en faire davantage? Absolument! concède-t-il, toutefois.

L’électrification du transport en commun et la conversion des bâtiments pour les rendre plus verts font partie des éléments importants de la stratégie d’Ottawa pour agir en la matière, dit-il.

Le rôle des citoyens

Le conseiller Fleury invite aussi les résidents d’Ottawa à faire leur part, en réduisant leur consommation d’énergie, en utilisant les transports en commun ou encore, en recyclant.

La gestion des déchets et du recyclage à Gatineau a prouvé qu’il pouvait s’agir d’un objet de tension, se rappelle Mme Marquis-Bissonnette.

Ce que ce dossier nous a démontré, c’est qu’il n’est pas toujours facile de changer les habitudes des citoyens. On a besoin de faire de la sensibilisation et de l’éducation. Des administrations, comme les villes, ne sont pas habituées à le faire, souligne-t-elle.

Une femme accorde une entrevue dans un boisé.

Geneviève Carrier, directrice générale d’Enviro Éduc-Action

Photo : Radio-Canada

Mais pour Geneviève Carrier, directrice générale d'Enviro Éduc-Action, l’intérêt environnemental des citoyens est bel et bien là.

Il y a déjà plusieurs personnes qui sont des écocitoyens à Gatineau et en Outaouais, mais il y en a aussi beaucoup qui veulent agir, mais qui ne savent pas par où commencer, dit-elle.

Son organisme a mené un programme auprès de plusieurs familles de l’Outaouais.

On suit les familles sur 12 semaines pour les amener à effectuer des changements petit à petit. [...] On leur propose différentes mesures qu’ils peuvent essayer. Des fois, ça marche, des fois, pas. Chacun conserve les mesures qui lui vont.

Ça coûte moins cher qu’on pense d’être vert.

Une citation de :Geneviève Carrier, directrice générale d’Enviro Éduc-Action

Selon Mme Carrier, l’expérience a été bénéfique pour les familles, heureuses de voir leurs poubelles et leur recyclage diminuer et de faire une différence.

La directrice générale d’Enviro Éduc-Action espère que le programme sera reconduit pour toucher une deuxième cohorte cet été.

S'il reconnaît que ces gestes citoyens sont importants, le directeur général du CREDDO, M. Delage en appelle surtout à la responsabilité des gouvernements.

Pendant longtemps, on a misé sur les petits efforts. Aujourd’hui, c’est plus un effort politique qui doit être mené [...] Maintenant, c’est le temps d’agir! lance-t-il, invitant les municipalités à saisir l’occasion offerte par les investissements promis au niveau fédéral et provincial.

Il faut aller chercher cet argent-là, insiste-t-il, tout en se réjouissant de voir que, selon lui, les élus sont de plus en plus sensibilisés à la cause environnementale.

Avec les informations d'Ismaël Sy

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