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La vaccination des personnes handicapées applaudie en Mauricie

Une homme dans un fauteuil roulant

Des organismes de la région militent depuis des mois pour obtenir du gouvernement que les personnes handicapées soient priorisées durant la campagne de vaccination.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

La décision du gouvernement du Québec d’ouvrir la vaccination aux personnes vivant avec un handicap physique ou intellectuel est bien accueillie en Mauricie-Centre-du-Québec.

Dès le 28 avril, les personnes handicapées pourront prendre un rendez-vous pour recevoir un vaccin dans les cliniques de vaccination ou en pharmacie. Les personnes souffrant d'un spectre de l’autisme font aussi partie de la nouvelle catégorie de personnes pouvant recevoir un vaccin dans la province.

La directrice d’Autisme Mauricie, Martine Quessy, salue la décision du gouvernement. C’est sûr que si on peut avoir des rendez-vous en pharmacie, ça serait bien. Sinon un rendez-vous après les heures [pour la population générale] quand il y a moins d’achalandage, suggère-t-elle.

[Les centres de vaccination de masse] sont des lieux qui sont grands, qui sont immenses, où il y a beaucoup de stimuli. Pour nos adultes, c’est sûr que ça devrait être un endroit très anxiogène, explique-t-elle.

Les proches aidants pourront aussi être vaccinés en même temps que la personne qu'ils accompagnent au quotidien.

Martine Quessy applaudit la décision de faire vacciner les proches aidants, précisant que ça va éviter aux parents de devoir faire garder leur enfant lorsqu’ils devront se rendre en clinique pour recevoir le vaccin.

C’est très bien pensé pour éviter l’épuisement de nos familles.

Une citation de :Martine Quessy, directrice d’Autisme Mauricie

Plusieurs organismes faisaient pression sur le gouvernement depuis plusieurs mois. Ils estimaient que les personnes handicapées évitaient de sortir de chez elles de peur de contracter la COVID-19, alors que la majorité de la population avait notamment repris les sorties au restaurant et d’autres activités sociales.

Les défenseurs des personnes handicapées ont aussi maintes fois répété que cette catégorie de population est plus vulnérable à la COVID-19.

Je pense qu’il y a sûrement beaucoup de proches et de personnes qui sont aussi émus que je le suis en ce moment d’avoir cette excellente nouvelle-là, affirme Martin Caouette, professeur titulaire de la Chaire de recherche autodétermination et handicap à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Même si le ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé a indiqué que la disponibilité de nouvelles doses de vaccin permet d’ouvrir la vaccination à ce groupe, Martin Caouette croit que la mise en demeure envoyée au gouvernement du Québec par des proches de personnes handicapées aurait accéléré les choses.

L’expert juge que le risque de contracter la COVID-19 et d’en subir des complications est plus grand pour les personnes handicapées, selon la nature de leur handicap. Il souligne aussi la difficulté de ce groupe à accéder à des soins de santé.

C’est une inégalité qui était là de reléguer au dernier rang, c’est-à-dire au même rang que la population générale, [une inégalité] qui heureusement vient d’être corrigée par le ministre, se réjouit-il.

Selon les informations de Julie Grenon

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