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Transfert de patients de Lévis à Sherbrooke : un intensiviste répond à vos questions

Yannick Poulin est devant la caméra. Son uniforme indique « Yannick Poulin, soins intensifs ».

Le Dr Yannick Poulin répond aux craintes des citoyens quant au transfert potentiel de patients de Lévis atteints de la COVID-19 à Sherbrooke. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les Estriens ont été nombreux à réagir à l’annonce que des patients hospitalisés en raison de la COVID-19 à Lévis pourraient bientôt être transférés à Sherbrooke. Le Dr Yannick Poulin, pneumologue et intensiviste au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), était au Téléjournal Estrie pour répondre à certaines des questions et des craintes des citoyens.

Celui-ci indique bien accueillir ce transfert de patients vers Sherbrooke.

C’est bien correct d’être ouvert à ça, et on les a, les capacités. Si on était dans la même situation que les gens de Lévis et qu’on demandait de l’aide, on aimerait que quelqu’un lève la main.

Une citation de :Yannick Poulin, pneumologue et intensiviste au CHUS

C’est certain que tout le monde est fatigué, surtout au niveau du personnel. Mais on voit la lumière au bout du tunnel. Et puis, c’est partout pareil dans la province, c’est une situation qu’il faut combattre ensemble. Il faut s’en sortir tout le monde ensemble et pour ça, il faut s’épauler et s’aider, ajoute-t-il.

Des transferts sécuritaires

Des Estriens ont fait part de leur crainte de voir des patients transférés à partir de zones rouges contaminer des gens en zone orange. Le Dr Poulin souligne toutefois que les chances que ça arrive sont très faibles.

Les transmissions, en fait, de patients connus COVID et qu’on le sait, c’est très rare, car on prend les précautions qu’on a besoin de prendre pour les transférer ou pour s’en occuper. C’est extrêmement rare qu’un membre du personnel a contracté la COVID face à un patient qu’on savait qu’il était positif, soutient-il.

Le transfert de patients atteints de la COVID-19 ne devrait pas non plus refaire basculer Estrie en zone rouge, selon lui.

C’est sûr que notre but n’est pas de mettre l’Estrie en rouge, et moi le premier, je ne voudrais vraiment pas retourner à l’arrière, vraiment pas.

Si on retourne en rouge, ce ne sera pas à cause des patients qu’on accueille de l’extérieur, ça va être à cause de l’augmentation des cas qu’on a chez nous, des gens qui restent en Estrie.

Une citation de :Yannick Poulin, pneumologue et intensiviste au CHUS

Et le délestage?

Des citoyens se sont aussi demandé si le transfert de patients de Lévis pourrait empirer le délestage et le report d’opérations chirurgicales dans les hôpitaux de l’Estrie. L’intensiviste ne croit cependant pas que ce sera le cas.

Le but d’accueillir des patients, c’est de ne pas se mettre à la gorge et de ne pas avoir à commencer à délester, car sinon, on déplace le problème. [...] Si on est capables d’accueillir des patients de l’extérieur, c’est parce qu’on a la capacité sans avoir à délester trop, mais aussi pour aider la province, pour aider nos collègues. On est tous dans le même bateau, remarque-t-il.

Certains hôpitaux estriens sont d'ailleurs également débordés. Jeudi, l’Hôpital de Granby a lancé un appel au volontariat pour que des membres de son personnel effectuent des heures supplémentaires au cours des prochaines semaines. Selon un communiqué du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, cette demande est nécessaire alors que les enjeux de main-d’œuvre à l’Hôpital de Granby rendent le maintien de l’offre de services à la population précaire et impactent les capacités des équipes en place.

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