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Gabriel Klein reconnu criminellement responsable du meurtre de Letisha Reimer

Gros plan du visage d'une jeune fille aux cheveux blonds qui sourit avec, en arrière-plan, un ruisseau et des rochers.

Letisha Reimer a été tuée à l'école secondaire d'Abbotsford en 2016.

Photo : ULRICH REIMER/FACEBOOK

Radio-Canada

Un homme qui a poignardé deux élèves d’une école secondaire d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, il y a plus de quatre ans, est déclaré criminellement responsable de ses actes.

La juge en chef adjointe Heather Holmes, de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, a rejeté l'argument de Gabriel Klein selon lequel il souffrait d'un trouble mental qui le rendait incapable d'apprécier la nature de ses actes.

Le témoignage de M. Klein n'était absolument pas fiable, dit-elle, et la psychose n'est pas la seule explication de ses actes.

M. Klein a été reconnu coupable, l'année dernière, du meurtre de Letisha Reimer, 13 ans, et de voies de fait graves sur son amie dans la rotonde de l’école Abbotsford Senior Secondary en 2016.

La plupart des incohérences ne semblent pas attribuables aux fragilités normales de la mémoire ou aux caractéristiques distinctives des antécédents ou de l'état de santé mentale de M. Klein, a déclaré la juge Holmes, jeudi, en lisant une partie de son jugement à haute voix.

Au contraire, ils montrent un abandon ou un refus sélectif de détails qui ne soutiennent pas une décision en faveur de M. Klein, a-t-elle dit.

Cette décision signifie que la prochaine étape de l’affaire portera sur la sentence de M. Klein.

Gabriel Klein a été reconnu coupable en mars 2020 et a demandé une audience sur la responsabilité pénale une semaine avant le début de la détermination de la peine, en septembre.

Il a reçu un diagnostic de schizophrénie et d'autres troubles mentaux pendant sa détention, peu de temps après son arrestation.

Lors de l'audience visant à déterminer s'il était criminellement responsable des meurtres, M. Klein a déclaré avoir vu des monstres, et non des filles, dans la rotonde et que des voix dans sa tête lui avaient ordonné de les tuer. Il n'avait aucun lien antérieur avec ses victimes.

Il existe de nombreuses preuves que M. Klein était en colère dans les jours qui ont précédé l'attaque et il a souvent blâmé les autres pour ce qu'il percevait comme un échec à l'aider comme il le voulait, note la juge Holmes.

Il a menacé de se suicider et a volé un couteau dans cet esprit avant de se rendre à la bibliothèque reliée à l'école, raconte la juge. Il a peut-être exagéré ses pensées suicidaires et sa dépression, mais il était certainement bouleversé et peut-être mentalement instable, selon elle.

Un trouble de la personnalité peut avoir contribué à ses actes, impliquant des facteurs tels que l'impulsivité, l'agressivité, la difficulté à contrôler sa colère et le mépris de sa propre sécurité et celle des autres, explique la juge Holmes.

L'alcool a peut-être également joué un rôle désinhibiteur, selon elle.

Rien ne peut justifier l’action de M. Klein au sens d’une base rationnelle. Cependant, les facteurs que je viens d’exposer indiquent que la psychose n’est pas la seule explication plausible de cette attaque non provoquée contre deux filles qu’il ne connaissait pas dans une école avec laquelle il n’avait aucun lien, a déclaré la juge Holmes.

Avec les informations de La Presse canadienne

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