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Un projet de cartographie teste l’utilisation de drones dans l’Arctique

Un technicien fait des vérifications sur un drone.

Le SeaHunter, un système d'aéronef sans pilote, a été utilisé pour prendre des photos de la route entre Inuvik et Tuktoyaktuk, et de certaines parties de la Dempster Highway.

Photo : Alaska Center for Unmanned Aircraft Systems Integration

Radio-Canada

Des équipes canadiennes et américaines ont utilisé un drone pour récolter des milliers d’images de la route qui relie les communautés ténoises d’Inuvik et de Tuktoyaktuk. Le projet pilote, réalisé en partie pour tester de nouveaux moyens plus sûrs de surveiller l'Arctique, est sur le point de s’achever.

Le projet, initié par Pêches et Océans Canada, en partenariat avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et l'Université de l'Alaska à Fairbanks, vise à tester l'usage de drones dans l'Arctique.

À l'aide du SeaHunter, un système d'aéronef sans pilote [UAS], l'équipe a pris des milliers d'images de la route entre Inuvik et Tuktoyaktuk pendant deux semaines, de la fin juillet au début août 2019.

Une équipe de l'Université de l'Alaska, à Fairbanks, a par la suite passé deux ans à traiter environ 60 000 photographies.

Nous voulions comprendre quelles étaient les procédures pour cartographier la route et documenter les meilleures pratiques pour l'avenir, explique Carolyn Bakelaar, coordonnatrice des systèmes d'information géographique pour la région de l'Ontario et des Prairies de Pêches et Océans Canada ainsi que responsable du projet.

Le projet a démarré en 2017, avec l'obtention des autorisations pour faire voler le drone. Les équipes ont également visité Inuvik à l'avance pour s'assurer que les résidents étaient informés de ce qui se préparait.

Trois hommes examinent l'intérieur d'un drone.

Les membres de l'équipe de l'Alaska Center for Unmanned Aircraft Systems Integration examinent l'intérieur du SeaHunter.

Photo : Pêche et Océans Canada

Nous avons présenté le projet lors de réunions communautaires, nous sommes même allés à l'école secondaire et avons fait quelques présentations aux élèves de 9e et 10e année, raconte Carolyn Bakelaar.

Andrew Wentworth, qui travaille au Centre d'intégration des systèmes d'aéronefs sans pilote de l'Université de l'Alaska, a agi comme pilote en chef et gestionnaire adjoint du programme pour la mission.

Bien que lui et ses collègues aient l'habitude de travailler dans le Grand Nord et de faire de la cartographie, ils n'avaient jamais entrepris un projet de cette envergure. Nous nous sommes heurtés à un problème de taille : comment gérer toutes ces données, explique-t-il.

Le drone comme outil de surveillance

Il espère que ce projet contribuera à démontrer que l'utilisation de drones pour effectuer une surveillance dans des endroits éloignés est sûre et efficace.

Selon Andrew Wentworth, la technologie, comparativement à des avions pilotés par des êtres humains, a un gros avantage. Un aéronef sans pilote, s'il tombe en panne dans un endroit reculé, il n'y a pas d'urgence parce que personne ne va être mis en danger là-bas dans la toundra, fait-il remarquer.

Il ajoute que l'utilisation de drones est avantageuse du point de vue de la consommation de carburant et de l'impact sur l'environnement puisque les appareils utilisés consomment moins de 1 % du carburant d'un avion piloté pour couvrir la même distance.

Sept personnes posent à côté d'un drone.

L'équipe a passé deux semaines à prendre des milliers de photos aériennes au nord des Territoires du Nord-Ouest et s'affaire maintenant à créer une orthophotographie.

Photo : Pêche et Océans Canada

L'équipe prépare actuellement une orthophotographie : une collection de toutes les photos prises en une seule image, ainsi qu'un modèle numérique d'élévation.

Mme Bakelaar dit espérer que le tout sera accessible au public cet été.

Je pense que les données elles-mêmes sont vraiment importantes, car elles nous aideront à comprendre les effets possibles du changement climatique et de l'utilisation humaine dans des zones qui sont normalement difficiles d'accès, du moins par la route, se réjouit-elle.

Avec les informations d'Alice Twa

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