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COVID-19 : des professionnels de la santé réclament de vacciner les femmes enceintes

Une femme enceinte se nettoie les mains pour se protéger de la COVID-19.

Au Québec et en Ontario, les femmes enceintes ne font pas encore partie de la liste des gens à vacciner en priorité contre la COVID-19.

Photo : iStock

Radio-Canada

Comme les femmes enceintes sont plus à risque de développer des complications si elles contractent la COVID-19, des professionnels de la santé de partout au pays demandent à ce qu'elles soient immédiatement ajoutées à la liste des personnes à vacciner en priorité.

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada a demandé à toutes les provinces d’accorder la priorité à la vaccination des femmes enceintes.

La semaine dernière, la Société a lancé l'alerte, après avoir constaté qu’un nombre alarmant de femmes enceintes se retrouvaient aux soins intensifs, en Ontario. Plusieurs d'entre elles seraient sous respirateurs artificiels.

Des médecins de la région de Toronto ont d’ailleurs affirmé que les femmes enceintes sont davantage affectées par la COVID-19 et qu’elles ont plus de risques d’être hospitalisées aux soins intensifs.

On remarque que les variants donnent plus de difficultés aux femmes enceintes si elles contractent la COVID-19. Elles vont être plus à risque de comorbidité, a fait valoir Chantal Bourbonnais, une sage-femme qui travaille à Ottawa.

Parmi les nombreux risques décuplés pendant la grossesse, on retrouve l'hypertension, les hospitalisations aux soins intensifs et le recours aux ventilateurs une fois hospitalisé.

Mme Bourbonnais croit que les femmes enceintes devraient être placées sur la liste des personnes prioritaires pour recevoir le vaccin en raison des enjeux de santé que la COVID-19 et ses variants peuvent représenter pour elles.

Les femmes veulent avoir la vaccination, veulent se retrouver en priorité.

Une citation de :Chantal Bourbonnais, sage-femme

En point de presse jeudi, le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), le Dr Paul Roumeliotis, a laissé entendre qu'il s'attendait à une annonce en ce sens de la part de la province de l'Ontario, vendredi.

La sage-femme affirme que les patientes qu'elle accompagne respectent religieusement toutes les mesures sanitaires en attendant, mais que le risque zéro n'existe pas. La plupart d'entre elles ont des conjoints, des enfants ou des obligations qui les forcent à quitter la maison de temps en temps.

La situation dans la région

Les femmes enceintes sans maladie chronique ne seront pas priorisées pour la vaccination contre la COVID-19, au Québec. Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, l'a confirmé en point de presse, en début d'après-midi, jeudi.

Seules celles souffrant de maladies chroniques à risque de complications pourront prendre rendez-vous pour se faire immuniser, dès vendredi. Les autres devront attendre la fin du mois de mai, comme le reste de la population adulte.

Questionné sur le délai avant que les femmes enceintes puissent recevoir le vaccin, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais a confirmé qu’il s’agissait, tout de même, d’une population à risque, particulièrement celles qui ont des problèmes de santé préexistants comme le diabète et l’obésité.

Ces femmes ont un risque plus élevé de complications de la COVID-19 que les femmes qui ne sont pas enceintes, indique-t-on également.

Le CISSS de l’Outaouais a aussi précisé, par courriel, qu’aucune femme enceinte n’était présentement hospitalisée en raison de complications à la suite d’une infection au coronavirus.

Du côté d'Ottawa, ces données ne sont pas compilées par la santé publique. L'Hôpital Queensway Carleton a aussi mentionné ne pas les compiler.

Par courriel, l'Hôpital d'Ottawa a cependant indiqué que le nombre de patientes enceintes que nous avons avec la COVID-19 dans l'unité de soins intensifs est trop faible pour fournir des détails, en raison de la confidentialité des patients.

Une étude de l'Université de Harvard a, par ailleurs, démontré que le vaccin est sécuritaire pour les femmes enceintes. Le vaccin protégerait aussi le bébé, selon cette étude.

Avec les informations de Laurie Trudel et de Samuel Blais-Gauthier

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