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Le tiers des matières résiduelles détourné de l’enfouissement à la MRC Abitibi

Un gros amas de compost sur un terrain plat entouré d'arbres.

La plateforme de compostage de la MRC Abitibi a été inaugurée en 2019. (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Martin Guindon

La MRC Abitibi a profité du Jour de la Terre, le 22 avril, pour produire le premier bilan annuel de sa gestion des matières résiduelles.

Ce sont 2689 tonnes, soit près du tiers des 8218 tonnes de matières recueillies au niveau résidentiel, qui ont évité l’enfouissement en 2020 grâce au compostage (1094 tonnes) et à la récupération (1595 tonnes). Une proportion appelée à croître, alors que le compostage s'implante à Barraute et que de plus en plus de citoyens adhèrent à ce service présent sur le territoire depuis 2019.

Je suis très content des données qu’on a. Quand on parle qu’il y a 31% des matières qui ne vont pas au site d’enfouissement, c’est un pas dans la bonne direction. Outre les chiffres, l’opération va bien. On a une bonne réponse de la population. C’est sûr qu’il y a encore quelques portes ici et là qui n’utilisent pas leur bac de compost, mais je pense quand même que l’implantation du compostage est plus rapide que celle du recyclage il y a plusieurs années. Les gens étaient prêts à composter, les chiffres le démontrent, affirme le préfet Sébastien D’Astous.

Enfouissement à la baisse

La MRC Abitibi a enfoui moins de matières résiduelles en 2020, avec 5529 tonnes, qu’elle ne l’avait fait en 2018 (6481 tonnes) et 2017 (6395 tonnes). Les données de 2019 ne sont pas encore disponibles. Il faut toutefois être prudent dans les comparaisons, prévient Sébastien D’Astous, qui rappelle que 2020 a été une année bien particulière avec le contexte de la pandémie. On pourra se faire une meilleure idée dans quelques années, estime-t-il.

Par habitant, la MRC Abitibi a enfoui plus de kilogrammes (286) que la moyenne québécoise de 2019 (244 kg). Elle a aussi récupéré un peu moins (70 kg par habitant) que la moyenne québécoise de 2018 (77 kg). Quant au compostage, la moyenne se situait à 38 kg par habitant dans la MRC, mais on n’a pas les données pour le Québec.

Il est important de préciser que les statistiques de Pikogan, bien qu’il ne s’agisse pas d’une municipalité, font partie de la compilation des données pour la MRC Abitibi.

Payant sur toute la ligne

Le préfet Sébastien D’Astous rappelle par ailleurs toute l’importance, tant au niveau financier qu’environnemental, de faire une bonne gestion des matières résiduelles sur le territoire.

Ce qui coûte cher, c’est vraiment d’enfouir, d’ouvrir des cellules au site d’enfouissement et de les fermer quand elles sont pleines. Ça garde un passif environnemental, il n’y a rien de bon là-dedans. On le fait bien, on le fait proprement, on le fait dans les normes, ça reste que c’est quand même de l’accumulation de matières sur un site, fait-il valoir.

Rappelons que la Ville d’Amos ne recueille toujours pas les matières organiques des institutions, commerces et industries pour les composter. Elle planche actuellement sur un plan d’action pour offrir le service aux écoles et aux restaurants.

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