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Variant indien de la COVID-19 : peu de données épidémiologiques pour l’instant

Illustration montrant la main d'un scientifique qui modifie les gènes de l'ARN du coronavirus en laboratoire.

Faut-il s'inquiéter des variants de la COVID-19 ?

Photo : iStock

Radio-Canada

Le premier cas du variant indien B.1.617 en Mauricie-Centre-du-Québec a suscité la surprise mercredi. Il s’agit du premier cas de ce variant au Québec. La personne infectée était déjà en isolement lors de son dépistage à cause de l'infection d'un autre membre de la maisonnée, selon le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. La détection du variant entraîne une nouvelle enquête épidémiologique pour en trouver la source, mais peu d'informations sont disponibles sur ce variant.

Le directeur médical du Laboratoire de la santé publique du Québec, Michel Roger (MR), a répondu aux questions d'ICI Mauricie Centre-du-Québec.

Comment avez-vous détecté le variant indien?

MR : Nous l’avons attrapé avec notre stratégie de séquençage prioritaire qui cible différentes populations de patients, par exemple des réinfections, des infections après avoir été vaccinés, ou des voyageurs. Dans ce cas-ci, c’est une réinfection après que la personne ait été vaccinée. L’échantillon est envoyé au laboratoire pour séquencer en priorité. C’est comme ça que nous l’avons identifié.

Peut-on penser qu’il y a d’autres cas?

MR : En ce moment, nous sommes en train de mener une enquête pour savoir quels sont les contacts de cette personne-là. Nous avons reçu les échantillons des personnes qui ont été déclarées positives à la COVID-19. Nous allons faire le séquençage pour déterminer si le cas provient du variant indien.

Est-ce que le variant est sur le territoire depuis un certain temps?

MR : C’est possible, mais nous n’avons pas de données qui démontrent [cette hypothèse] mis à part ce cas isolé.

Doit-on être préoccupé par ce variant, considérant qu’il présente deux mutations?

MR : C’est un variant qui est actuellement classé sous surveillance du côté des autorités internationales. Il n’est pas encore classé comme étant un variant à surveillance rehaussée.

Nous n’avons pas encore de données solides sur le plan épidémiologique qui démontrent un échec au vaccin ou une augmentation importante de la transmissibilité.

Nous allons attendre une recommandation du comité d’experts du Québec à savoir si nous devrions le classer sous surveillance rehaussée.

Comment se protéger du variant indien?

MR : Il n’y aucune donnée qui prouve que le variant indien échappe au vaccin. Le vaccin demeure la meilleure stratégie. Il faut aussi continuer de suivre les consignes de la santé publique, la distanciation physique et le port du masque, même si nous sommes vaccinés.

Quelle est la suite des choses?

MR : Il y aura des ajustements à faire parce que le virus va muter. Nous sommes toujours derrière lui. Nous observons ce qui se passe, puis nous réagissons. Tant qu’il n’y aura pas d’immunité collective, tant que les gens sont infectés et tant que le virus va muter, on va devoir s’ajuster.

Selon les informations d’Amélie Desmarais

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