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Des élèves de La Polyno dénoncent le code vestimentaire

Plusieurs dizaines d'étudiants portant des jeans troués posent devant leur école.

Des étudiants ont manifesté contre le code vestimentaire à l'école La Polyno le lundi 19 avril.

Photo : Facebook/Rosalie Dinneen

Des élèves de la Cité étudiante Polyno à La Sarre ont exprimé leur mécontentement par rapport au code vestimentaire, affirmant qu’il discrimine davantage les filles à certains égards.

Lundi, des élèves de La Polyno ont porté des jeans troués pour dénoncer certains aspects du code vestimentaire qu’ils considèrent injustes : interdiction de porter des jeans troués, des bretelles spaghettis ou des chandails courts.

Ariane Lavoie, en cinquième secondaire, explique ce qui a motivé les élèves à se mobiliser.

Ce qu’on a remarqué, c’est qu’il y avait beaucoup de discrimination, de sexisme et surtout c’est l’hypersexualisation du corps qui revient avec le code vestimentaire. Dans le fond, les élèves, on veut des modifications par rapport à ça pour que ce soit vraiment juste pour tous, dit-elle.

La directrice de l’école, Linda Gauthier, affirme que la direction est prête et ouverte à entendre les suggestions des élèves pour revoir le code vestimentaire.

On veut essayer de trouver une entente pour que ce soit correct du côté des élèves, mais aussi du côté des membres du personnel, ce qui inclut toujours les membres de la direction. On est très conscients que c’est la mode, indique-t-elle en parlant des jeans troués.

L’habillement des filles et les règlements

Ariane Lavoie rapporte que selon plusieurs élèves, les interventions concernant le code vestimentaire portaient davantage atteinte aux choix vestimentaires des filles.

Je n’étais pas à l’origine du mouvement, mais c’est quelque chose qui m’a interpellée, surtout parce que c’est vraiment au niveau des filles. Il y avait plein de garçons qui portaient aussi des jeans à trous cette journée-là, et les garçons n’ont pas vraiment eu de sanctions, mais les filles oui. Ça, on a trouvé ça vraiment déplorable, souligne-t-elle.

Selon la directrice, les filles ont plus de chances de porter des vêtements qui ne sont pas sanctionnés par le code vestimentaire en raison de la mode actuelle. Elle tient à préciser que le code vestimentaire s’applique à tous, garçons, filles et membres du personnel.

C’est sûr qu’au niveau des garçons, ça s’applique plus ou moins. Au niveau des garçons, ce sont d’autres choses. C’est le bermuda et non pas la culotte courte [...] C’est très rare que l’on va voir un garçon avec une camisole. Si c’est le cas, il ne faut pas que ce soit trop ouvert en dessous du bras. Le fameux jean troué, c’est la même chose pour les garçons, dit-elle.

La direction exprime le souhait de trouver une solution qui satisfera les élèves et les membres du personnel.

C’est de trouver le juste milieu. Quand je parle d’exagération, c’est de ne pas voir la bobette en dessous du jean. C’est de ça qu'il faut discuter avec les élèves et avec leur instance, le conseil étudiant, indique Linda Gauthier.

Ariane Lavoie rapporte d’ailleurs que les élèves se sont réjouis de la réaction de la direction de l’école.

Au début, on avait un peu peur qu’ils le prennent mal, mais finalement on est vraiment super contents de voir comment ils ont réagi. On trouve que c’est vraiment une belle preuve qu’ils tiennent à leurs élèves et qu’ils sont là pour travailler avec eux et non pas contre eux, affirme-t-elle.

La direction et les élèves prévoient discuter d'une révision du code vestimentaire lors du prochain conseil d'établissement.

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