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Des universités américaines contribueront au retour à la normale post-pandémie

12 000 étudiants répartis sur une vingtaine de campus à travers les États-Unis participent à une étude qui tentera de déterminer si les personnes vaccinées peuvent toujours transmettre le coronavirus.

Une étudiante reçoit une dose d'un vaccin contre la COVID-19 dans le cadre d'une étude.

L'étude veut déterminer si une personne vaccinée peut transmettre le virus.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Pourrons-nous retourner au cinéma ou assister à un événement sportif au milieu d’une foule sans risquer de contracter le virus? Voilà l’une des questions à laquelle l’étude à laquelle participent une vingtaine de campus américains tente de répondre.

Les étudiants âgés de 18 à 26 ans qui ont été recrutés sont vaccinés en deux temps. Les membres de la première cohorte reçoivent des doses en ce moment et ceux de la seconde seront inoculés en juillet. C’est le hasard qui détermine le moment auquel un participant reçoit son injection.

Au cours des prochains mois, tous les participants ainsi que certains de leurs proches seront dépistés quotidiennement.

Les données recueillies permettront de déterminer s’il y a présence d’une charge virale chez une personne qui a reçu une ou deux doses du vaccin, et donc d'établir si elle peut être contagieuse.

La directrice des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Rochelle Walensky, avançait récemment que tout indique que la vaccination prévient la transmission.

Nos données au CDC suggèrent que les gens vaccinés ne transmettent pas le virus et ne tombent pas malades, a-t-elle déclaré à la fin du mois de mars.

Mais Jay Neil Seghal, professeur adjoint en politiques sanitaires à l’Université du Maryland à College Park, rappelle que peu de données ont été recueillies sur ce sujet, ce qui explique l’importance de l’étude qu’il contribue à mettre en œuvre.

Mon espoir est que cette étude nous donnera l'occasion de revenir à la vie qui nous manque tous.

Une citation de :Jay Neil Seghal, professeur adjoint à l’Université du Maryland
Le professeur adjoint à l'Université du Maryland Neil Jay Sehgal.

Le professeur adjoint à l'Université du Maryland Neil Jay Sehgal supervise l'étude de son établissement.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Le professeur Sehgal pense par ailleurs que les campus universitaires, au centre de cette recherche, constituent un bon endroit pour mesurer les effets de la vaccination.

Quand vous êtes un étudiant universitaire, vous avez plus de contacts, vous êtes plus actifs socialement. Il est aussi possible que vous viviez sur le campus ou dans un environnement dense, explique-t-il.

Le défi de recruter

En offrant la possibilité d’obtenir un vaccin à de jeunes adultes qui ne font pas partie des groupes prioritaires, les chercheurs pensaient avoir une certaine facilité à trouver des volontaires pour leur étude.

Or, le rythme très rapide auquel se déroule la campagne de vaccination aux États-Unis a rendu le recrutement un peu plus compliqué, admet le professeur Jay Neil Seghal.

Des participants à l'étude sur la vaccination à l'Université du Maryland.

Les participants de l'étude devront être dépistés chaque jour.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Depuis le début de la semaine, toutes les personnes de plus de 16 ans sont admissibles à la vaccination à l’échelle du pays, où plus de 50 % des adultes ont déjà reçu une première dose.

Certains étudiants peuvent donc être tentés d’obtenir leur dose plus rapidement à l’extérieur du contexte de l’étude.

Être admissible ne signifie pas que vous trouverez un rendez-vous pour être vacciné, précise le chercheur, qui assure que, malgré les obstacles, les responsables de l’étude réussissent à trouver des jeunes intéressés à participer aux recherches, notamment parce qu’ils souhaitent contribuer à la science.

Des résultats pour l’automne

Selon le professeur Sehgal, les premières données recueillies grâce aux tests de dépistage seront disponibles à la fin de l’été. Le but est de présenter, dès l’automne, aux autorités sanitaires américaines, un portrait assez clair des risques de propagation du virus présentés par les personnes vaccinées.

J’espère que les résultats nous donneront des indications à tous sur les activités que nous pouvons reprendre de manière sécuritaire cet automne.

Une citation de :Jay Neil Seghal, professeur adjoint à l’Université du Maryland
L'Université du Maryland à College Park.

L'Université du Maryland à College Park est l'un des établissements qui participent à une étude nationale sur les vaccins contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

L’étude pourrait se révéler particulièrement utile dans les universités où elle est menée, question d’assurer une rentrée scolaire sécuritaire.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles l’étudiante Kritchanan Yampai a souhaité se faire vacciner dans le cadre de ces recherches.

Je ne suis jamais allée physiquement à l’université. Je suis impatiente de pouvoir aller sur un campus et d'expérimenter la vie sur place, lance-t-elle.

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