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Éclosion de COVID-19 sur le chantier du complexe AGORA

Un chantier de construction en été.

Le chantier du complexe AGORA, dans le secteur du Plateau, à Gatineau, en septembre dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Radio-Canada

Une éclosion de cas de COVID-19 a été répertoriée sur le chantier du projet de développement urbain AGORA, situé dans le secteur du Plateau, à Gatineau. Une dizaine de cas ont été confirmés dans un bâtiment.

Nous avons actuellement une dizaine de cas confirmés et l’ensemble des cas sont concentrés dans un seul bâtiment, a écrit le vice-président exécutif, Alain Grandmaison, à ICI Ottawa-Gatineau. Ce dernier a assuré que le bâtiment avait été fermé, mercredi, dès le premier cas révélé.

À la suite de la fermeture, une décontamination complète du bâtiment a été entreprise.

Une citation de :Alain Grandmaison, vice-président exécutif, complexe Agora

Selon M. Grandmaison, aucun autre bâtiment n’a été touché et aucun contact n’a été rapporté entre les travailleurs des bâtiments avoisinants.

Ce dernier a affirmé qu’il suivra de près l’évolution de la situation et que des mesures nécessaires seront prises afin de limiter la propagation du virus.

En Outaouais, 19 éclosions en milieu de travail sont en cours, excluant les éclosions dans les services de garde, selon les données du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

Contacté par courriel, le CISSS de l'Outaouais a indiqué que les services de police, ainsi que la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), travaillaient en collaboration avec lui pour s'assurer que les milieux de travail sont sécuritaires.

Ottawa veut plus de contrôles dans les milieux de travail

Du côté d'Ottawa, selon les données de Santé publique Ottawa (SPO), 52 éclosions sont en cours, dont 17 dans les établissements de soins de santé, 15 dans les services de garde et les écoles, et 20 dans la communauté. Il s'agit d'une augmentation de six nouvelles éclosions, depuis la dernière mise à jour.

Mercredi, SPO a réclamé un contrôle plus strict des lieux de travail afin de limiter la propagation de la COVID-19. Cette nouvelle éclosion survient au lendemain de la demande de la médecin chef de la Santé publique d'Ottawa, Dre Vera Etches, formulée auprès de la province.

SPO souhaite que la Loi soit modifiée pour renforcer le pouvoir des agents qui veillent au respect des règlements municipaux, en leur permettant d'entrer dans les entreprises, et de les fermer en cas de non-respect des mesures de lutte contre la COVID-19.

La Dre Vera Etches a aussi demandé au premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, que seules les entreprises offrant des produits de première nécessité, tels que des aliments et des médicaments, restent ouvertes.

Des solutions de rechange à la fermeture complète

Le Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA) est d'accord avec la seconde demande de la Dre Vera Etches, qui veut que le gouvernement ordonne la fermeture des commerces non essentiels qui demeurent ouverts en vertu des nouvelles règles sanitaires.

La directrice générale du RGA, Lise Sarazin veut cependant que les entreprises qui respectent les règles sanitaires puissent demeurer ouvertes.

Nous, on dit : ne fermons pas les restaurants, ne fermons pas ce qui est possible au niveau de la livraison et ça pourrait [plutôt] être de s’assurer que la livraison se fait sans le toucher, qu’on retourne à la livraison à la porte.

Une citation de :Lise Sarazin, directrice générale du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale

Mme Sarazin voudrait que l’on revienne à ce qui était permis lors du premier confinement, au printemps dernier, pour les entreprises qui respectent les règles. Elle voudrait revoir les livraisons, les commandes pour emporter et les achats à la porte dans les commerces respectueux des règles sanitaires.

Il y a quand même des gens qui ne suivent pas les consignes, alors il faut arrêter ces personnes-là, ces entreprises-là, a-t-elle ajouté en entrevue.

Avec les informations de Frédéric Pepin et Martine Sauvé

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