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Plus de 50 000 doses du vaccin Pfizer attendues en Abitibi-Témiscamingue d’ici la fin mai

Une main tient une fiole et une seringue.

Le double de doses attendues sera distribué en Abitibi-Témiscamingue en mai. (archives)

Photo : Reuters / CARLOS OSORIO

Radio-Canada

L’Abitibi-Témiscamingue pourrait rattraper un peu de retard dans sa campagne de vaccination au cours du mois de mai. Même si la région n’offre toujours pas le vaccin d’AstraZeneca, la Santé publique recevra le double de doses prévues du vaccin de Pfizer en mai.

Au total, la région recevra 52 680 doses en mai, dont la deuxième dose pour certaines personnes arrivant au délai de 112 jours depuis leur première injection. Tous les résidents des CHSLD de la région devraient avoir reçu leur deuxième dose d’ici 8 mai.

À compter de la semaine du 3 mai, nous avons eu la confirmation d'un ajout de 17 550 doses du 3 mai au 24 mai. C'est vraiment une bonne nouvelle, on était très content. Au total, on va avoir 52 680 doses que nous allons allouer à la population, se réjouit Katia Châteauvert, coordonnatrice de la campagne de vaccination régionale.

La vaccination en Abitibi-Témiscamingue est présentement ouverte aux personnes de 60 ans et plus, à certains travailleurs de la santé en contact avec des usagers, aux travailleurs essentiels (enseignants, policiers, ambulanciers, etc.).

Dès le 23 avril, les personnes atteintes d’une maladie chronique auront accès à la prise de rendez-vous, via Clic-Santé ou en appelant au 1-877-644-4545. La liste des maladies chroniques visées est disponible sur le portail COVID du gouvernement du Québec.

Le 28 avril, la prise de rendez-vous sera ouverte aux personnes atteintes d’un handicap physique ou d’une déficience intellectuelle et leur proche aidant.

22 pharmacies en Abitibi-Témiscamingue administrent des vaccins, dans chacune des MRC. Certaines ont déjà débuté et d’autres commenceront la semaine prochaine. Le vaccin Moderna est distribué en pharmacie.

Les déplacements toujours interdits

Les déplacements entre les régions du Québec sont toujours non recommandés. Les déplacements vers l’Abitibi-Témiscamingue sont toujours interdits, sauf exception. Les résidents de la région qui se rendraient en zone rouge doivent s’isoler pendant 14 jours à leur retour.

Des assouplissements ont eu lieu au cours des derniers jours pour les déplacements des résidents du Nord-du-Québec vers l’Abitibi-Témiscamingue. Les frontières entre la région et l’Ontario sont toujours fermées.

La directrice de la Santé publique en Abitibi-Témiscamingue, la Dre Lyse Landry, croit que la région et la province doivent se donner au moins un mois avant d’évaluer s’il est possible ou non de rouvrir les déplacements vers la région et les frontières avec l’Ontario.

Je pense qu'il faut se donner un minimum d'observation d'un mois, je pense qu'il faut que nos voisins de l'Outaouais aient une observation du nombre de cas à la baisse, parce qu'actuellement, ils ont un des taux les plus élevés pas 100 000 de population. Il y a quand même une forte prépondérance du variant britannique également. On a nos voisins de l'Ontario également. Avant un mois, je pense qu'il serait difficile de se prononcer sur la levée de l'interdiction, mais nous allons suivre la situation de près, précise-t-elle.

Variants

Le pourcentage de cas positifs reliés à un variant du coronavirus est en diminution en Abitibi-Témiscamingue. 42 % des cas déclarés au cours des 7 derniers jours y sont associés.

La Santé publique a confirmé que 11 cas du variant britannique du coronavirus ont été déclarés dans la région. Ils sont tous encore actifs.

Même si le variant britannique est en augmentation au Québec et qu’il est présent dans la région, la Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la santé publique, croit qu’il ne se propage pas sur le territoire pour le moment. Pour cette raison, elle croit que les prochaines semaines seront critiques et qu’il faudra respecter les interdictions de déplacements.

Est-ce que le variant qui origine du Royaume-Uni est en train de prendre place en Abitibi-Témiscamingue? On ne le pense pas. Pourquoi? Parce que nous avons une diminution du nombre de cas et les cas pour lesquels on a détecté le variant associé à l'origine Royaume-Uni, ce sont des cas qui ont été importés, des personnes qui ont eu des contacts avec quelqu'un d'une région dans laquelle ce variant est prédominant ou celles qui ont voyagé, souligne la Dre Sobanjo.

Alors que la situation est stable depuis un certain temps dans la région, plusieurs citoyens se questionnent sur le possible passage de la région en zone jaune.

On veut être capable de garder une stabilité qu'on serait en mesure de maintenir aussi si on passe au palier jaune. Avant que la Gaspésie soit passée au palier d'alerte jaune, ils sont restés plusieurs semaines sans aucun cas ou presque. La situation a été stable pendant plusieurs semaines. On vient de commencer, ça fait une semaine que l'interdiction [de déplacements] est entrée en vigueur. On va la suivre. Si la situation évolue bien, oui, on pourrait regarder la possibilité de passer au palier d'alerte jaune, mais pour l'instant, c'est trop tôt, indique la Dre Sobanjo.

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