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Plusieurs mois sans eau potable à Saint-Hilaire, le maire cherche des solutions

Un verre est rempli avec l'eau du robinet.

L'avis d'ébullition de l'eau est en vigueur jusqu'à nouvel ordre.

Photo : iStock

Les résidents de Saint-Hilaire, dans le Haut-Madawaska au nord-ouest du Nouveau-Brunswick, doivent faire bouillir leur eau depuis le 2 février.

Cette directive vient du ministère de l’Environnement du Nouveau-Brunswick.

Les niveaux d’eau dans les puits de la communauté sont tellement bas que les spécialistes craignent que des résidents consomment par accident certains sédiments que l’on retrouve au fond.

Si on pompe des sédiments et qu’il y a des sédiments en suspension dans l’eau, il y a des chances qu’il y ait des bactéries également, il ne faut pas prendre de chance, explique le maire de la communauté de Haut-Madawaska, Jean-Pierre Ouellet.

Jean-Pierre Ouellet en entrevue devant une scierie

Le maire de la communauté rurale de Haut-Madawaska, Jean-Pierre Ouellet, surveille la situation de près.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Le problème n’est pas près de se régler puisqu’il faudra la construction d’au moins trois puits supplémentaires afin de desservir la petite communauté rurale.

L’option qu’il nous restait, qui était la plus rapide ainsi que la plus abordable, c’était celle de construire deux ou trois puits additionnels qui viendraient régler notre capacité d’eau, dit le maire.

Mais un projet d’une telle ampleur demande de l’organisation et du financement. Selon M. Ouellet, le coût pour la construction d’un tel puits est de près de 80 000 $.

Si on creuse les trois puits, avec les dépenses et tout on parle d’un bon 240 000 $, dit-il.

La communauté a déjà reçu l'autorisation du ministère de l’Environnement pour aller de l’avant avec ce projet, mais il y a des défis.

Photo d'un lac et du paysage environnant.

Communauté rurale de Haut-Madawaska, au Nouveau-Brunswick, le 11 avril 2021.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Autre que le financement qui doit toujours être réglé, la communauté tente d'obtenir les services d’une entreprise québécoise pour mener à bien le projet.

Il s'agit de l'entreprise Akifer, qui a déjà travaillé pour les résidents de Saint-Hilaire afin de régler ce problème. Elle connaît donc bien les réalités géographiques, ajoute Jean-Pierre Ouellet.

L’entreprise aura toutefois besoin d'un plan concret pour être en mesure d’envoyer ses employés au Nouveau-Brunswick, en raison des restrictions sanitaires en vigueur dans cette province.

Avec toutes les contraintes de la COVID, ça vient un peu tout rallonger, parce qu’ils doivent soumettre à Travail sécuritaire Nouveau-Brunswick un plan COVID détaillé, explique le maire.

Des problèmes récurrents dans le Nord-Ouest

Jean-Pierre Ouellet ajoute que la frustration des résidents continue de monter et qu’il sent une certaine fatigue quant aux consignes qui sont imposées.

Il demande toutefois aux gens de faire preuve de patience d’ici l’automne et espère que la construction des puits règlera le problème.

Il ajoute toutefois qu’il faudra, par la suite, continuer d’étudier la question afin de trouver des solutions à long terme et éviter que la situation ne se reproduise dans les années à venir.

Le maire de la communauté rurale ajoute que Saint-Hilaire n’est pas la seule région de Haut-Madawaska à avoir des problèmes avec ses puits.

Les résidents de Clair, près de la frontière avec le Maine, ont déjà été plus de deux ans à devoir faire bouillir l’eau qu’ils voulaient consommer.

À Clair ils s'approvisionnaient d’un lac qui s’appelle le lac Thomson, explique M. Ouellet. Ils ont eu des problèmes jusqu’à ce qu’ils trouvent une nouvelle source d’eau, mais c’est là la partie difficile.

À Baker Brook, dans le même coin, on a déjà été près d’un an sous un avis d’ébullition d’eau. C’est un problème qui se répète vraiment chez nous.

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