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Sipekne'katik prépare une autre saison de pêche et renonce à ses permis commerciaux

La Première Nation avait lancé, hors saison, une pêche de subsistance en Nouvelle-Écosse l'an dernier.

Pêcheur sur le quai avec des cordages et des casiers à homard.

Un pêcheur autochtone le 22 octobre 2020 à Saulnierville, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Eric Woolliscroft

Radio-Canada

La Première Nation de Sipekne'katik renonce à ses permis de pêche commerciale et lancera en juin, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, une nouvelle saison autogérée de pêche au homard, qui se déroulera à l’extérieur des saisons de pêche commerciale encadrées par le gouvernement fédéral.

En septembre dernier, cette même communauté autochtone avait décidé d’exercer les droits qui lui sont conférés par des traités, et avait lancé une pêche destinée à s’assurer d’une subsistance modérée.

Ces activités avaient été dénoncées par les pêcheurs commerciaux, qui les qualifiaient d’illégales puisqu’elles ne respectaient pas les dates des saisons de pêche déterminées par Pêches et Océans Canada.

Dans un communiqué, jeudi, la communauté de Sipekne'katik affirme qu’elle n’exercera pas de pression supplémentaire sur l’effort total de pêche au homard dans cette région de la Nouvelle-Écosse, puisqu’elle retourne volontairement au ministère fédéral les neuf permis de pêche commerciale qu’elle détient dans la zone 34.

Plusieurs étiquettes vertes en plastique sur lesquelles le nom de la Première Nation et la mention de l'année 2020 sont inscrits.

Des étiquettes distribuées en 2020 aux pêcheurs détenteurs d'un permis de pêche délivré par la Première Nation de Sipekne'katik.

Photo : CBC / Nic Meloney

Le fédéral entend faire respecter la Loi sur les pêches

En mars, Bernadette Jordan, la ministre fédérale des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne (MPO), avait déclaré que les Autochtones allaient devoir respecter les saisons de pêche commerciale.

Les saisons garantissent que les stocks sont exploités de façon durable, avait déclaré la ministre. Les saisons font partie de la structure de gestion globale qui préserve la ressource, veille à ce qu’il n’y ait pas de surpêche et distribue les avantages économiques dans l’ensemble du Canada atlantique.

Jeudi, la ministre Jordan a annoncé que des agents de Pêches et Océans Canada vont patrouiller dans la baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse, pour faire respecter la Loi sur les pêches lorsque les pêcheurs de de Sipekne'katik y seront en juin.

De 15 à 20 bateaux, environ 1500 casiers

La Première Nation de Sipekne'katik dit avoir de 15 à 20 bateaux de pêche et prévoit mettre à l’eau environ 1500 casiers à homard cette année, du 1er juin au 15 décembre. La saison sera interrompue du 15 juillet au 7 septembre pour permettre à des scientifiques de l’Université Dalhousie de mener une étude sur les impacts de cet effort de pêche sur le homard et sur la mue du crustacé.

Mike Sack est debout sur un casier à homard et il s'adresse à des dizaines de personnes regroupées autour de lui.

Le chef de la Première Nation de Sipekne'katik, Mike Sack, s'adresse à des membres de la communauté, le 17 septembre 2020.

Photo : CBC / Steve Lawrence

La communauté autochtone dit qu’elle va superviser sa saison de pêche, mais aimerait coopérer avec un agent du ministère des Pêches et des Océans pendant qu’elle développe ce qu’elle appelle son programme de tutelle de la ressource.

Tous les participants à cette pêche devront obligatoirement documenter leurs captures, ajoute la Première Nation.

Sipekne'katik prévoit que sa saison de pêche de subsistance modérée emploiera de 100 à 120 membres de la communauté, comparativement à 20 ou 25 lors des saisons de pêche commerciale.

Avec les informations de CBC et La Presse canadienne

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