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Chronique

Se faire vacciner, un acte de liberté

Un bras après avoir reçu un vaccin contre la COVID-19

Le vaccin contre la COVID-19 est de plus en plus disponible au Canada

Photo : Radio-Canada / Jean-Marie Yambayamba

Je fais partie des Canadiens qui ont récemment reçu leur première dose de vaccin contre la COVID-19. Alors que j’en attends une deuxième d’ici 12 semaines, je pense à ceux qui, autour de moi, n’ont pas encore franchi ce pas.

Dans un de mes carnets publiés à la fin de l’automne 2020, j'ai parlé de la campagne de vaccination avec enthousiasme. C’était sans connaître les zones d’ombres qui allaient par la suite entourer les différents vaccins qui devenaient disponibles.

Sans nécessairement m’en rendre compte, une avalanche d’informations contradictoires à leur sujet travaillaient mon esprit.

Plus près de moi, certains de mes proches devenaient encore plus sceptiques, malgré les efforts pour tirer les choses au clair.

La méfiance s’est amplifiée quand des gouvernements ont temporairement suspendu l’administration du vaccin d’AstraZeneca après des incidents qui semblaient le mettre en cause.

Quand ils l’ont à nouveau recommandé, en expliquant que ses avantages l'emportent sur ses possibles inconvénients et sur les complications de la COVID-19 elle-même, le mal était fait.

Alors que s’approchait mon tour pour me faire immuniser, je me demandais si je ne devrais pas attendre ou, à tout le moins, m’assurer que je ne recevrais pas l’AstraZeneca.

Il y a quelques jours, lors d’un petit tour dans une pharmacie, j’ai remarqué une affiche disant qu’on pouvait s’y faire vacciner.

Inexplicablement, à l’heure même, je me suis présenté au comptoir. J’ai remis ma carte santé au pharmacien et j’ai rempli le formulaire requis par les autorités médicales.

Je savais que c’est l’AstraZeneca qui m’attendait. Dans les minutes qui ont suivi, avant et après, l’administration du vaccin, je pouvais me sentir bizarre.

La peur encore résiduelle dans ma tête me donnait l’impression que quelque chose se passait aussi dans mon corps. J’ai pris le temps de rester sur place, pendant une demi-heure, le temps de m’assurer que tout allait bien.

Je suis reparti en riant de moi-même. J’en ai parlé à mes proches, dans l’espoir de faire reculer l’hésitation pour ceux qui en avaient encore. J’ignore jusqu’à quel point j’ai pu les convaincre.

À la fin, ce sera leur décision. Je n’en apprécie que davantage la liberté que les gouvernements ont laissée à leurs citoyens de se prêter au vaccin ou non.

En ce qui me concerne, bien au-delà des arguments rationnels et scientifiques j’en ai fait un acte de liberté!

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