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Apple et Google critiqués sur leurs pratiques anticoncurrentielles au Sénat américain

Un écran d'iPhone montrant le App Store et un téléphone Android montrant le Google Play Store côte à côte.

Les magasins d'applications de Google et d'Apple sur la sellette devant le Sénat américain.

Photo : Getty Images / ymgerman

Radio-Canada

Un panel composé de membres du Sénat américain a interrogé mercredi des responsables d'Apple et de Google sur la domination de leurs magasins d'applications mobiles au détriment de la concurrence.

Apple et Google peuvent utiliser leur pouvoir pour exclure ou supprimer les applications qui sont en concurrence avec leurs propres produits et facturer des frais excessifs qui affectent la concurrence, a déclaré mercredi Amy Klobuchar, élue démocrate affectée aux questions anticoncurrentielles.

Le service de musique en continu Spotify et Match Group, qui possède l'application de rencontre Tinder, se plaignent depuis plusieurs années des règles d’inclusion très strictes des magasins d’applications App Store et Google Play Store. Elles ne manquent pas non plus de montrer du doigt le partage obligatoire des recettes de ventes de produits numériques à ces deux géants de la techno.

L'application Spotify sur un écran de téléphone

L'application Spotify sur un écran de téléphone

Photo : iStock / stockcam

Ce contrôle étroit exercé sur les magasins d’applications de même que les exigences de revenus sont nécessaires pour appliquer et financer les mesures de sécurité visant à protéger les consommateurs et consommatrices contre les pratiques nuisibles, selon ce qu’ont déclaré au Sénat Apple et Google.

Mais le responsable de la conformité d'Apple, Kyle Andeer, n'a pas voulu s'engager à consacrer la totalité des frais obligatoires à la sécurité, lorsque le sénateur Josh Hawley lui a posé la question.

Les explications de M. Andeer et de M. Wilson White, directeur principal des affaires gouvernementales à Google, sur les raisons pour lesquelles les frais ne s'appliquent pas à Uber Technologies et aux applications qui vendent des biens physiques, par exemple, n'ont pas non plus satisfait le Sénat.

Je ne saisis pas, a déclaré le sénateur Mike Lee

Des frais astronomiques pour Tinder

Dans son témoignage, Jared Sine, le directeur juridique de Match, a fait valoir que Google et Apple prélèvent tous deux un pourcentage élevé de 30 % de toute transaction numérique, ce qui augmente le coût des produits numériques vendus aux adeptes de l’application Tinder.

Image tirée d'une vidéo promotionnelle de Tinder qui montre une personne en train d'utiliser l'application Tinder sur son téléphone intelligent.

L'application Tinder.

Photo : gotinder.com

Match paie près de 500 millions de dollars américains de frais aux magasins d'applications chaque année, ce qui représente la plus grande dépense de la société, selon ce qu’a déclaré M. Sine.

M. Sine dénonce également l’opacité du processus d’examen des applications d’Apple. Selon lui, l’entreprise à la pomme a bloqué une mise à jour de sécurité de l'application Tinder destinée à avertir la communauté LGBTQ+ du danger de révéler leur identité dans certains pays.

Apple a jugé que la mise à jour violait l'esprit d'une nouvelle règle, mais n'a pas voulu expliquer comment résoudre le problème, selon M. Sine. L’App Store n'a approuvé la mise à jour que deux mois après que des têtes dirigeantes de la société mère de Match, à l'époque IAC/Interactivecorp, aient soulevé la question auprès des hautes instances d'Apple.

Tile dénonce les AirTag

L'audition au Sénat a eu lieu au lendemain du dévoilement des AirTag – des puces attachées à des objets pour éviter de les égarer – un gadget qui entre en concurrence directe avec Tile, qui vend un dispositif similaire depuis plus de 10 ans.

Une main qui tient un objet rond à l'effigie du logo d'Apple.

Les nouveaux AirTag d'Apple fonctionnent avec l'application Find Me.

Photo : Capture d'écran de YouTube

Apple a affirmé que ses AirTag sont une excroissance de son application Localiser (Find My), utilisée depuis 2010 pour repérer les appareils Apple et avoir des informations sur la localisation des propriétaires de ces produits.

L'avocate générale de Tile, Kirsten Daru, a plaidé que l’application Localiser d'Apple est installée par défaut sur les téléphones Apple et ne peut être supprimée, une façon pour Apple de conditionner sa clientèle à utiliser Localiser plutôt que Tile.

Les poursuites judiciaires pour pratiques anticoncurrentielles talonnent Google et Apple. L'entreprise à la pomme devra par ailleurs se rendre le 3 mai prochain à son procès contre l’éditeur du jeu vidéo Fortnite, Epic Games, qui dénonce la commission de 30 % exigée par l’App Store sur les ventes numériques.

Avec les informations de Reuters

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