•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Inquiétudes sur les vols de l'Inde après 39 cas du variant indien en C.-B.

Depuis janvier, au moins 45 vols en provenance de l’Inde vers Vancouver ont fait l'objet d'avis d'exposition à la COVID-19, dont 17 en avril seulement.

Un avion sur la piste. Des montagnes pourpres et un lever de soleil derrière.

Depuis janvier, au moins 45 vols en provenance de l’Inde vers Vancouver sont liés à des éclosions de la COVID-19, dont 17 en avril seulement.

Photo : Radio-Canada / Mike Hillman

Radio-Canada

Alors que l’Inde connaît une flambée extrême de cas de COVID-19 et que le variant B.1.617 identifié dans ce pays a été recensé au moins 39 fois en Colombie-Britannique, des voix s’élèvent pour réclamer la suspension des vols en provenance de Delhi.

La province a recensé au moins 39 cas du variant B.1.617 au 4 avril, selon les autorités sanitaires, qui n’ont pas révélé de données plus récentes.

Ce variant présente deux mutations, ce qui pourrait le rendre plus résistant aux vaccins actuels, bien que cela n'ait pas été prouvé pour le moment.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Des éclosions liées aux vols

Depuis janvier, au moins 45 vols en provenance de l’Inde et à destination de Vancouver ont fait l'objet d'avis d'exposition à la COVID-19, dont 17 en avril seulement. Des vols en provenance d’Amsterdam, de Mexico, de San Francisco, de Seattle, de Dallas et de Tokyo sont également liés à des éclosions de la maladie.

Jeudi, l'Inde a recensé près de 315 000 nouveaux cas d'infection au coronavirus en 24 heures, ce qui constitue un sommet mondial.

C'est effrayant, lance Navdeep Grewal, médecin urgentiste dans le Grand Vancouver et membre du groupe de travail sud-asiatique contre la COVID-19. De toute évidence, l'Inde a une population très importante et n'a pas la capacité de rattraper les variants.

Elle demande une suspension des vols en provenance de l’Inde, le temps d’en apprendre davantage sur le variant B.1.617 et ses effets. Mais en plus de suspendre les vols, je pense que nos règles de quarantaine doivent être appliquées plus strictement.

Un variant qui préoccupe

En Colombie-Britannique, le variant B.1.617 ne figure pas sur la liste des variants préoccupants comme le sont les variants britannique (B.1.1.7), brésilien (P1) et sud-africain (B.1351). Or, le ministre de la Santé de la province, Adrian Dix, a reconnu mercredi qu’il est préoccupant.

Cela dit, tous les cas de COVID-19 sont préoccupants, a-t-il ajouté.

Il exhorte le gouvernement fédéral à renforcer les mesures de quarantaine pour les voyageurs qui arrivent au pays. Nous pensons qu'on peut en faire davantage pour garantir non seulement le respect de la quarantaine, mais aussi le soutien pour les personnes pendant ce qui peut être une quarantaine difficile.

La Dre Grewal souhaite que la quarantaine soit étendue et passe de 3 à 10 ou 14 jours. Notre mise en quarantaine de 3 jours pourrait ne pas attraper tous les cas, affirme-t-elle.

Le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique affirme qu’il sera en mesure d’offrir une mise à jour des cas liés au variant indien d’ici quelques jours.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !