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Consultation publique pour le futur du transport public à Sherbrooke

Des autobus de la Société transport de Sherbrooke, dont une est en mouvement.

Les citoyens de Sherbrooke étaient invités à une consultation publique virtuelle sur l’avenir de leur transport public mercredi soir. (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Les citoyens de Sherbrooke étaient invités à une consultation publique virtuelle sur l’avenir de leur transport public mercredi soir.

La rencontre avait pour but de présenter les pistes de la Société de transport de Sherbrooke (STS) quant à ses futures normes de service. Ces dernières servent à guider le développement du réseau en fonction de certains paramètres très concrets, comme les plages horaires, les intervalles entre les correspondances, et la fréquence des autobus sur les différentes lignes . Les normes qui régissent actuellement la Société ont plus de 10 ans.

La consultation était aussi une occasion de répondre aux questions des citoyens et d’accueillir leurs suggestions avant que de nouvelles normes ne soient finalisées.

La soirée faisait suite à un sondage effectué en automne par la STS auprès de 1000 résidents. Les réponses amassées avaient notamment révélé que les citoyens se préoccupent surtout de la fréquence de passage des autobus, de l’efficacité de leurs parcours et de l’accès à des destinations clés de la Ville.

Des normes changeantes selon les secteurs

Pour proposer de nouvelles normes, la STS a divisé la Ville en quatre secteurs, selon leur densité de déplacements. La zone 1, par exemple, comprend les grandes artères comme la rue King, le boulevard de Portland et la rue Galt, ainsi que les pôles comme le carrefour de l’Estrie, l’Université de Sherbrooke et le centre-ville. La moitié des déplacements de la ville, tous moyens de transport confondus, sont effectués dans ce secteur.

La zone 3, en comparaison, génère 15 % des déplacements de la Ville et comprend surtout des zones résidentielles et le parc industriel de Sherbrooke.

Le but, étant donné que la densité de déplacement est différente d’une zone à l’autre, les normes de service vont être différentes d’une zone à l’autre également, a expliqué Sonia Duplessis, cheffe de la planification et du développement du réseau de la STS, pendant la présentation.

La fréquence de passage des autobus devrait être augmentée aux heures de pointe et en soirée dans la zone 1. En zone 2, qui regroupe notamment les secteurs résidentiels de Fleurimont et de Rock Forest, les temps d’attente visés passent de 60 minutes à 20 à 30 minutes en période de pointe et pendant la journée. 

La Société vise aussi à revoir à la hausse ses normes de ponctualité. Dans le futur, 85 % des autobus devraient ainsi arriver dans une fenêtre d’une minute en avance à quatre minutes après l’heure de passage prévue.

« [Ces cibles] représentent le service minimal auquel la STS s’engage. Rien ne nous empêche de surpasser ces cibles-là si les ressources sont disponibles. »

— Une citation de  Sonia Duplessis, cheffe de la planification et du développement du réseau de la STS

La STS vise aussi à réorganiser certains trajets pour les rendre plus efficaces. Par exemple, en zone 1, des lignes express, qui permettent de se rendre rapidement d’un point d’intérêt à un autre sans beaucoup d’arrêts, seront ajoutées.

Questions citoyennes

À la fin de la soirée, plus d’une dizaine de questions de citoyens ont été posées aux membres de la STS. Elles portaient notamment sur la fréquence de passage des autobus, sur la distance de marche entre les arrêts et sur la sécurité des usagers. Les citoyens peuvent continuer à envoyer leurs questions et leurs commentaires sur le site web de la Société de transport jusqu’au 7 mai.

La STS devrait finir d’élaborer ses normes de service dans les prochaines semaines. Le réseau de transport se donne ensuite cinq ans pour atteindre ses nouvelles cibles.

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