•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Santé publique Ottawa souhaite plus de contrôles dans les lieux de travail

Une rue pratiquement vide à Ottawa

Santé publique Ottawa demande à avoir le pouvoir de fermer les entreprises en cas de non-respect des mesures sanitaires.

Photo : Radio-Canada / CBC Ottawa - Francis Ferland

La médecin chef de Santé publique Ottawa (SPO), Dre Vera Etches, appelle la province à un resserrement des mesures afin que seules les entreprises offrant des produits de première nécessité restent ouvertes. La santé publique demande aussi à ce que la municipalité ait le pouvoir de fermer les entreprises en cas de non-respect des mesures sanitaires.

Dans une lettre envoyée au premier ministre Doug Ford, mardi, le président du Conseil de santé d'Ottawa, le conseiller municipal Keith Egli et la médecin chef de SPO, Dre Vera Etches, ont demandé au gouvernement d’appliquer des changements aux mesures en place, afin que seules les entreprises offrant des produits essentiels, tels que des aliments et des médicaments, restent ouvertes.

La santé publique demande aussi, dans sa lettre, à ce que la Loi soit modifiée afin de renforcer le pouvoir des agents d’application des règlements municipaux pour qu’ils puissent entrer dans les installations des entreprises, enquêter et les faire fermer en cas de non-respect des mesures de lutte contre la COVID-19.

Une femme tient un point de presse par visioconférence.

La Dre Vera Etches, médecin chef de Santé publique Ottawa

Photo : Radio-Canada

Dre Etches croit que ces mesures sont essentielles afin de limiter la propagation du virus, pas seulement à Ottawa, mais dans toute la province.

J’ai envoyé cette lettre parce que la situation en Ontario est sérieuse. Dans les lieux à Toronto, Peel, le taux de COVID-19 ne diminue pas et c’est important de réduire les chances de transmission de la COVID-19, explique la médecin chef. C’est clair, ici aussi à Ottawa, s’il y a moins d'opportunités pour la transmission, ça va aider à baisser la courbe.

Si la province ne fait rien, nous examinerons les pouvoirs locaux afin de pouvoir entrer dans les entreprises et les fermer [si nécessaire].

Une citation de :Dre Vera Etches, médecin chef de Santé publique Ottawa

Alors que SPO signale 181 nouveaux cas et un décès de plus dans son dernier bilan quotidien, le président du Conseil de santé d'Ottawa croit qu’il est nécessaire de revenir au même niveau de restrictions qu’au printemps 2020.

Notre situation est pire qu’au printemps dernier, donc on aimerait retourner aux mêmes restrictions [que lors de la première vague] pour faire face à la situation actuelle dans notre communauté, affirme le conseiller Keith Egli.

Situation épidémiologique optimiste

Même si le nombre de nouveaux cas quotidiens demeure au-delà de la centaine, la médecin chef de SPO croit que les mesures mises en place récemment par la province, notamment l’ordre de rester à la maison, commencent à porter leurs fruits.

J'aimerais donner l'espoir aux gens que les mesures fonctionnent à Ottawa. Il est difficile de rester à la maison, mais si cela peut nous sortir de cette situation, alors on doit s’encourager.

Une citation de :Dre Vera Etches, médecin chef de Santé publique Ottawa

Lors d'un point de presse, mercredi, Dre Etches, a expliqué que les indicateurs comme le taux de positivité des tests et les eaux usées montrent une baisse de la COVID-19 dans la communauté. Toutefois, les hospitalisations restent encore très préoccupantes, selon elle.

Les autorités de santé locales se sont aussi félicitées de la cadence de la vaccination dans la municipalité. La Ville a vacciné plus de 25 % des personnes âgées de plus de 60 ans et espère, d’ici la fin du mois d’avril, vacciner toutes les personnes de cette tranche d'âge.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a aussi révélé qu’il s’était inscrit dans une liste d’attente en pharmacie pour se faire vacciner avec l’AstraZeneca.

Des barrages sporadiques

Lors du point de presse, le maire d'Ottawa est aussi revenu sur la polémique entourant les barrages interprovinciaux.

Jim Watson s’est réjoui de la décision prise, mardi, par le Service de police d'Ottawa (SPO) de maintenir de manière sporadique et non continuelle, les points de contrôle frontaliers interprovinciaux, aussi bien en ce qui a trait aux ponts qu'aux traversiers.

La police d'Ottawa met en place, dorénavant, et selon un horaire tournant, des points de contrôles routiers se déplaçant sur une base quotidienne à travers l'ensemble des zones de franchissement de la Ville d'Ottawa, a indiqué le chef de police, Peter Sloly.

Peter Sloly dans une mêlée de presse.

Le chef du Service de police d'Ottawa, Peter Sloly (archives)

Photo : Radio-Canada / Lorian Bélanger

Ces changements ont pour but, entre autres, de limiter les longues files d'attente, notamment pour les travailleurs essentiels qui doivent quotidiennement traverser les ponts entre Ottawa et Gatineau pour se rendre au travail.

Ils visent aussi à réduire la facture, alors que la Municipalité a indiqué, dans un courriel envoyé à Radio-Canada, que le coût du déploiement policier aux passages frontaliers entre les 19 et 20 avril était d’environ 157 000 $.

Grâce au nouvel horaire tournant, le coût prévisionnel quotidien se chiffre désormais autour de 33 000 $, peut-on lire dans le courriel.

C'était évident, lundi, que ce système ne marchait pas. Il y a de gros problèmes avec la circulation sur les ponts. Je suis content que le chef Sloly et son équipe aient décidé qu’il n’était pas nécessaire d’avoir des barrages 24h/7. Ça coûte beaucoup d’argent et ça prend plus de 100 agents de police, a confié le maire.

Un policier portant le masque lors d'un contrôle routier.

Les contrôles routiers de la police d'Ottawa aux ponts et traversiers interprovinciaux seront désormais sporadiques.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Dans une lettre envoyée à la solliciteure générale de l'Ontario, Sylvia Jones et au gouvernement ontarien, la maire d’Ottawa a réitéré son souhait de supprimer les contrôles routiers. Il croit que cette décision cause plus de torts que de bénéfices pour la région.

Je crois que la province a peut-être sous-estimé la complexité de notre frontière avec Gatineau. Notre police doit gérer cinq traversées de ponts distinctes, ainsi que deux traversiers. Les liaisons Ottawa-Gatineau sont donc beaucoup plus complexes et exigeantes que la surveillance d'une seule autoroute de la série 400 peut-on lire dans la lettre envoyée par Jim Watson.

Le maire a aussi confié, lors du point de presse, vouloir être consulté en amont avant que la province prenne des décisions aussi importantes afin d’éviter des situations embarrassantes.

Avec les informations de Jérémie Bergeron et Joanne Chianello

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !