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Les négociations entre les travailleurs sociaux et le gouvernement dans l’impasse

Une travailleuse sociale vient porter des provisions à une femme âgée qui ouvre sa porte.

Plus de 1100 professionnels de première ligne qui travaillent avec les plus vulnérables sont sans contrat de travail depuis 2017.

Photo : Getty Images / piksel

Radio-Canada

Les négociations contractuelles entre le gouvernement du Nouveau-Brunswick et de nombreux travailleurs de première ligne, dont les travailleurs sociaux, se retrouvent dans une impasse.

La section locale 1418 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente plus d’un millier de travailleurs sociaux, agents des droits de la personne, agents de probation et de libération conditionnelle, agents de développement des ressources humaines et agents de programmes de logement, en a informé la Commission du travail et de l'emploi du Nouveau-Brunswick.

Le syndicat affirme n’avoir aucune autre alternative, car il y a eu trop peu de progrès. Ces employés de différents ministères sont sans contrat de travail depuis août 2017.

En décembre dernier, le premier ministre Blaine Higgs a imposé un gel des salaires d’au moins un an pour près de 6000 cadres et travailleurs non syndiqués de la fonction publique néo-brunswickoise.

Il a invoqué les répercussions économiques négatives de la COVID-19 pour justifier sa décision, et entrevoit un gel similaire du salaire des syndiqués.

Selon Steve Drost, travailleur en protection de l'enfance et président de la section locale 1418 du SCFP, le gel salarial que prône le gouvernement pour les syndiqués va pousser davantage de personnes à quitter le secteur public, et aggraver les crises de recrutement et de rétention des travailleurs.

Les travailleurs qu’il représente n’ont pas eu d’augmentation salariale équitable depuis plus de 12 ans pendant que l’augmentation du coût de la vie réduit leur pouvoir d’achat comme bien d’autres Néo-Brunswickois, déclare-t-il.

Les syndiqués qui travaillent auprès des enfants, des familles et des personnes âgées disent aussi subir les contrecoups de la pandémie, puisque leur charge de travail aurait augmenté. Certains ont aussi été redéployés dans des établissements privés de soins de longue durée menacés par la COVID-19.

Les syndiqués demandent au gouvernement d'accepter de recourir à l'arbitrage exécutoire pour régler le différend, s’il n’entend pas abandonner ses projets d’austérité.

Une réticence à envisager ces solutions pourrait contraindre les travailleurs à un scénario inutile de lock-out/grève, redoute le SCFP.

Dans le contentieux qui avait opposé Fredericton aux employés des foyers de soins en 2019, le gouvernement Higgs avait tout fait pour éviter cette procédure d’arbitrage.

D’après le reportage de Michel Corriveau

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