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82 millions de dollars à trouver chez les médecins spécialistes

Dans les prochains mois, la Fédération des médecins spécialistes et les représentants du gouvernement du Québec devront trouver le moyen d'économiser plus de 80 M$ dans la rémunération des médecins spécialistes.

Deux chirurgiens pratiquent une opération.

Des chirurgiens opèrent un patient.

Photo : iStock

En 2019, au terme d'âpres négociations, le gouvernement de François Legault et la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) étaient parvenus à s’entendre pour réduire de 1,6 milliard de dollars l’augmentation de la rémunération des médecins spécialistes consentie par le gouvernement libéral précédent.

L’accord prévoyait notamment des économies récurrentes de 70 M$ dès 2019-20 liées à la pertinence d’actes médicaux.

Comme le précise le directeur général de l’Institut de la pertinence des actes médicaux (IPAM) Jean-Francois Foisy, nous sommes parvenus en 2019-2020 à trouver 58 M$ de manière récurrente. [...] On demeure très satisfait dans les circonstances avec la COVID.

La chirurgie et l’anesthésiologie sont les deux principales disciplines qui ont été mises à contribution jusqu’à présent par l’IPAM.

Néanmoins, l’écart de 12 M$ par rapport à l’objectif devra être comblé. On sait qu’on doit donc réaliser 82 millions de dollars en 2021-22, explique M.Foisy.

D’ici avril 2023, les membres du nouvel organisme paritaire devront avoir trouvé un total de 450 M$ d’économie liés à la pertinence d’actes médicaux.

Selon les plus récentes données de la RAMQ, la rémunération globale des 11 000 médecins spécialistes s’élevait en 2019 à 4,7 milliards de dollars, soit une moyenne de 442 000 $ par spécialiste.

Les bras d'un médecin et de sa patiente discutant, assis à un bureau.

Un médecin et son patient en rendez-vous

Photo : iStock

Réduire les requêtes pour des examens

Parmi les éléments sur la table cette année, on retrouve la pertinence des requêtes pour obtenir un rendez-vous ou un examen auprès d’un médecin spécialiste.

Comme le dévoilait récemment Radio-Canada, le Québec affiche plus d’un demi-million de requêtes pour consulter un médecin spécialiste, et tant les listes d'attente que les délais s'allongent dans la majorité des 25 spécialités.

Le radiologue par exemple, quand il reçoit son travail, il ne va pas rappeler le médecin omnipraticien pour lui demander s’il (la radiographie) était vraiment nécessaire, illustre M.Foisy.

C’est certain qu’il faut regarder ça, la façon de faire la requête (aux spécialistes), et un des projets qu’on étudie, c’est le prescripteur électronique.

Une citation de :Jean-Francois Foisy, directeur général de l'IPAM

Le directeur général reconnaît que ça passe par la mise en place d’une culture de la pertinence et que les médecins omnipraticiens devront être mis à contribution.

Une partie des économies serviront à des projets pour améliorer l’accessibilité aux soins de santé.

On va être très ouverts à des projets pour éliminer les listes d’attente en chirurgie, affirme le directeur général de l’IPAM. Il y a des projets intéressants, mais il faut que ça se finance, ça.

Outre la recherche d’économies, le Québec et les autres provinces ont tenté en vain récemment de convaincre le fédéral d’augmenter de 28 milliards sa contribution aux coûts des soins de santé.

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