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Agression sexuelle sur sa belle-fille à Amos : un verdict le 6 août

Le palais de justice d'Amos

Le palais de justice d'Amos (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Martin Guindon

Le second procès du sexagénaire accusé d’avoir agressé sa belle-fille s’est terminé mercredi après-midi au palais de justice d’Amos.

L’homme de 60 ans, qu’on ne peut nommer afin de protéger l’identité de la victime, n’a pas été appelé à la barre des témoins. Son avocate, Me Marie-Laurence Spain, n’a d’ailleurs pas présenté de preuves en défense.

Le juge Marc Grimard de la Cour du Québec devra donc trancher à partir de la preuve présentée par Me Mélissa Plante, du ministère public. Elle a fait entendre deux témoins policiers et quatre témoins civils, dont la victime.

À huis clos

Aujourd’hui âgée de 19 ans, la victime avait entre 6 et 12 ans au moment où elle aurait été agressée à répétition par l’accusé, entre 2008 et 2014. Ses déclarations passées, qui ont été admises en preuve, et son témoignage ont été présentés à huis clos.

Après deux jours et demi de procès, Me Plante estime s’être déchargée de son fardeau de prouver hors de tout doute raisonnable les infractions d’agression sexuelle et d’incitation à des contacts sexuels contre l’accusé. Elle a reconnu qu’il y avait des contradictions dans les différentes versions de la victime, mais rien selon elle sur les éléments essentiels.

C’est sûr que son regard et sa compréhension de ce qu’elle a vécu ont évolué. Mais reste que dans l’ensemble, dans la description des actes, il n’y a pas eu de contradictions. Peut-être que ma collègue ne sera pas d'accord, mais moi, je n’en ai pas vu, a-t-elle déclaré.

Des contradictions

Ce n’est effectivement pas l’avis de Me Spain, qui a justement soulevé des contradictions sur des éléments qu’elle considère essentiels, tant dans la preuve que dans le témoignage de la victime à ce second procès.

Elle a même allégué que la victime avait modifié plusieurs éléments qui avaient été qualifiés d’invraisemblables par la juge Denise Descôteaux lors du premier procès. Cette dernière n’avait alors pas cru les versions de la victime ni de l’accusé, dont elle avait prononcé l’acquittement en 2017.

Ces réponses-là en 2021 qui changent pour la première fois après six ans de procédures judiciaires. Quelle chance qu’il y ait eu un deuxième procès, parce que ce sont des éléments qu’on n’avait pas lors du premier procès, a souligné l’avocate de l’accusé.

Le juge Marc Grimard a pris la cause en délibéré afin de bien apprécier toute la preuve qui lui a été présentée et les arguments des deux parties. Il rendra son verdict le 6 août prochain.

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