•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mont Sainte-Anne : un premier pas vers un centre de plein air quatre saisons

Pancarte de bienvenue à l'entrée du stationnement du Mont-Sainte-Anne.

La création d'un centre de plein air quatre saisons distinct permettrait à la station Mont-Sainte-Anne de se concentrer sur le ski alpin, estime la mairesse Parise Cormier.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Le secteur à l'est du mont Sainte-Anne est « un joyau actuellement sous-développé », estime la mairesse de Saint-Ferréol-les-Neiges. Pour Parise Cormier, les démarches entamées par l’État québécois pour reprendre les terrains sont une première étape vers la création d’un centre de plein air quatre saisons.

C’est un dossier qui se travaille depuis plus de deux ans. C’est vraiment le désir de la communauté, des élus et des organismes sportifs du milieu d’avoir un centre de plein air quatre saisons, s’est-elle réjouie au sujet des démarches entamées par le gouvernement québécois lundi.

Le processus juridique vise à reprendre les terrains périphériques du mont Sainte-Anne à l’entreprise Resorts of the Canadian Rockies (RCR), qui n’aurait pas respecté son entente avec la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).

Pour Les amis du Mont-Sainte-Anne, il s’agit là d’un pas majeur afin de favoriser la modernisation et la pérennité du mont Sainte-Anne. Le groupe citoyen mené par l’homme d’affaires Yvon Charest milite depuis plus d'un an pour la création d’un centre quatre saisons géré par un organisme à but non lucratif.

C’est la façon de faire pour bien développer le potentiel récréotouristique de la municipalité, appuie la mairesse de Saint-Ferréol-les-Neiges, donnant en exemple les coopératives de la Vallée Bras-du-Nord et du Massif du Sud.

RCR, c’est une entreprise privée dont le siège social est dans l’Ouest canadien. On ne nous entend pas ou on ne nous écoute pas. Les relations peuvent parfois être plus difficiles, a expliqué Parise Cormier en entrevue à l’émission Première heure.

Ski, vélo et randonnée pédestre

Malgré le boom de popularité pour le ski de fond, l’entreprise sous-finance le centre de ski Mont-Sainte-Anne, situé à Saint-Ferréol-les-Neiges, dit-elle. De plus en plus, on entend la grogne populaire et l’envie du milieu que ça change.

En changeant de modèle d’affaires et en développant l’offre en hébergement touristique, la mairesse estime qu’un futur centre de plein air pourrait également développer une offre pour le ski hors-piste et des sentiers de vélo de montagne et de randonnée pédestre du côté est du mont Sainte-Anne, toutes des activités dont la pratique est en croissance dans la population québécoise.

Il y a vraiment des sentiers à développer. Il y a des secteurs le long de la rivière Jean-Larose où l’on n’a pas accès. C’est carrément fermé. On voudrait rendre ça accessible à notre communauté et à la grande région de Québec.

Reste à voir, maintenant, si la reprise des terrains du pourtour du mont Sainte-Anne se fera en douceur. Parise Cormier espère la collaboration de RCR. Ça va leur permettre de se concentrer sur le ski alpin, qui est leur pièce maîtresse. La partie est du secteur, c’est accessoire pour eux.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !