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Les agriculteurs inquiets de la lenteur des tests pour les travailleurs étrangers

Un agriculteur auprès des plants de fraises en fleurs.

David Lemire prépare son champ de fraises déjà en fleurs.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Radio-Canada

Des producteurs craignent de faire les frais de la lenteur des tests de dépistage pour leurs travailleurs étrangers temporaires qui doivent tous être envoyés dans un laboratoire ontarien.

Un dépistage de la COVID-19 doit être fait au dixième jour de la quarantaine obligatoire, dans l'espoir d'obtenir un résultat avant le quatorzième jour, leur permettant ainsi de travailler en toute légalité. Certains agriculteurs reçoivent les résultats plus d’une semaine plus tard.

Le temps presse, selon le président de l'UPA Mauricie. Jean-Marie-Giguère estime que le protocole d'arrivée est un casse-tête et que les délais sont beaucoup trop longs. Au mois de mai, c’est la transplantation. Si on veut manger des légumes pour la Saint-Jean-Baptiste, il va falloir un moment donné que le monde coopère. C’est là qu’il faut que ça se règle, lance-t-il. Le président accuse le gouvernement fédéral de traîner les pieds dans le dossier.

Une saison hâtive et des quarantaines qui s’allongent

La Mauricie compte environ 300 travailleurs étrangers temporaires œuvrant dans divers domaines. La majeure partie d’entre eux sont sur le point d'arriver, explique David Lemire.

C'est les prochaines semaines, qu'il y a des milliers de travailleurs qui vont arriver par semaine, à la grandeur du Canada donc c'est sûr que s'ils n'ont pas été capables de gérer le peu de travailleurs qui arrivent en début de saison, ça pourrait être catastrophique, craint le président de l'Association des producteurs de fraises du Québec, surtout dans un contexte où la saison des récoltes s'annonce précoce cette année.

Si les plants de fraises en fleurs survivent au froid des prochains jours, les fruits pourraient être prêts dans un mois. Neuf travailleurs étrangers sont arrivés pour le moment à la Ferme horticole Gagnon où on en attend une trentaine d’autres. Il faut aussi penser aux travailleurs. Ils me l’ont dit, au bout de 14 jours enfermés dans une maison, ils ne sont plus capables. Mais quand tu allonges ça à 21, 25 jours, c’est inhumain, déplore l’agriculteur.

Plant de fraises en fleur.

Les plants de fraises sont déjà en fleur.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Des changements à venir

Le député du Bloc québécois Yves Perron a réclamé un changement de cap du gouvernement à ce sujet jeudi dernier, parlant de gestion chaotique des tests de dépistage de la COVID-19 pour les travailleurs étrangers temporaires.

La ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Marie-Claude Bibeau affirme que des ententes sont sur le point d’être conclues afin d’offrir plus de services dans la province. Malheureusement, je dois demander aux producteurs encore quelques jours de patience, mais je suis très confiante que ça va être très très bientôt réglé, rassure la ministre.

Madame Bibeau affirme que l’entreprise recrutée au départ par le gouvernement fédéral manque de ressources pour suffire à la demande et que la barrière de la langue ajoute aux difficultés.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

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