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Député « nu » aux Communes : l'auteur de la photo présente ses excuses

M. Lemire aux Communes.

Sébastien Lemire est député fédéral d'Abitibi-Témiscamingue depuis 2019.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le député bloquiste d'Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire, a admis mercredi avoir enfreint le règlement de la Chambre des communes en prenant une photo devenue virale ayant contribué à mettre son adversaire libéral William Amos dans l'embarras, la semaine dernière, lors d'une séance virtuelle du Parlement.

Ce dernier est apparu à la caméra dans son plus simple appareil mercredi dernier lors de la période des questions – un incident aussitôt dénoncé par la whip du Bloc québécois, Claude DeBellefeuille.

Une photo de la retransmission de l'image aux Communes prise par M. Lemire a toutefois contribué à la viralité de cet incident.

Dans une courte déclaration lue au Parlement, le député bloquiste a indiqué mercredi après-midi qu'il avait présenté ses excuses en privé au député de Pontiac.

Je tiens néanmoins à le réitérer publiquement, à lui personnellement, à sa famille, aux collègues et à toute personne que j'ai pu offenser, a-t-il déclaré, précisant qu'il n'avait aucune idée comment cette photo [avait] pu se retrouver dans les médias.

Le Bloc québécois n'a pas voulu faire d'autres commentaires à ce sujet.

La présidence enquête

Au lendemain de l'incident, le leader parlementaire du gouvernement Pablo Rodriguez avait demandé au président de la Chambre des communes, Anthony Rota, d’enquêter sur la fuite de la photo.

Non seulement la prise d'images au Parlement est strictement encadrée par le règlement, mais le partage d'une telle photo, de par sa nature, pourrait très bien être criminel, avait-il souligné.

Le whip en chef du gouvernement, Mark Holland, avait même demandé aux médias de coopérer à cette investigation et de divulguer qui a partagé avec eux ces images provenant d'un flux vidéo privé auquel seuls les députés ont accès.

Malgré les aveux de M. Lemire, l'enquête n'est pas encore terminée, a confirmé le Bureau de la présidence à Radio-Canada, mercredi. En chambre, Anthony Rota a toutefois remercié le député d'Abitibi-Témiscamingue pour sa déclaration.

Ce que dit le règlement de la Chambre des communes :

Lorsqu’ils sont à la Chambre, les députés peuvent boire de l’eau pour se désaltérer, mais ils n’ont pas le droit de boire autre chose ni de manger, et ils n’ont jamais été autorisés à fumer. L’utilisation de téléphones cellulaires, de caméras ou d’appareils photo de toute sorte est également interdite à la Chambre.

- Extrait du chapitre 13 sur « le maintien de l'ordre et du décorum »

M. Amos s'était justifié la semaine dernière en expliquant qu'il revenait d'une séance de jogging et qu'il ne savait pas que la caméra de son ordinateur portable était branchée au moment de se changer.

Il a préféré ne pas commenter les excuses de M. Lemire, mercredi, invoquant l'enquête du président de la Chambre des Communes.

Mark Holland, cependant, ne s'est pas fait prier, estimant que les excuses de M. Lemire ne suffisaient pas. Selon lui, le Bloc québécois doit maintenant révéler avec qui le député a partagé la capture d'écran.

Il est essentiel que nous sachions où M. Lemire a envoyé cette photo. Nous n'acceptons pas qu'il refuse de dire où il l'a envoyée.

Une citation de :Mark Holland, whip en chef du gouvernement libéral de Justin Trudeau

M. Holland a dénoncé une horrible violation de la dignité humaine, d'autant plus que l'image en question a été partagée dans le monde entier, est devenue une blague, une réplique comique dans les talk-shows de fin de soirée dans d'autres pays.

En entrevue la semaine dernière, William Amos avait déclaré que l'incident envoyait un signal terrible sur la nature corrosive de la politique au Canada. Il avait également indiqué vouloir tourner la page sur cet épisode peu glorieux de la démocratie canadienne.

Avec les informations de La Presse canadienne

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