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La Première Nation de Timiskaming veut que ses membres puissent se rendre en Ontario

Communauté de Timiskaming First Nation/Première Nation.

La communauté de la Première Nation de Timiskaming (archives)

Photo : Radio-Canada / Boualem Hadjouti

Le conseil de bande de Timiskaming First Nation (TFN) demande aux gouvernements de respecter les droits ancestraux de ses membres en leur permettant de traverser sans embûche les barrages routiers à la frontière du Québec et de l’Ontario.

La communauté située tout près de Notre-Dame-du-Nord au Témiscamingue a envoyé une lettre en ce sens aux premiers ministres Doug Ford et François Legault.

Le conseil de bande affirme que plusieurs de ses membres craignent de ne pas pouvoir accéder à leur territoire, surtout en cette période de chasse à l’oie.

Il n’y a pas eu d’incident à signaler jusqu’ici, mais on veut agir par précaution et ne pas se retrouver dans la confrontation, explique la cheffe Sacha Wabie. Il faut rappeler que nous n’avons pas de frontière provinciale dans les communautés autochtones. 52 % de notre territoire traditionnel est du côté de l’Ontario. On doit pouvoir avoir accès à nos terres pour exercer nos droits traditionnels de chasse, de pêche, de trappe, de culture de plantes médicinales ou pour nos cérémonies.

La cheffe Wabie dit comprendre la décision d’ériger des points de contrôle entre les deux provinces, afin de mettre fin à la troisième vague de la pandémie. Elle reconnaît aussi qu’il y a un risque pour ses membres de vouloir se rendre en Ontario, où la COVID-19 frappe fort depuis plusieurs semaines.

Il y a des éléments de risque partout où nous allons, rappelle-t-elle. Il y a des cas actifs de ce côté-ci aussi. Nos membres connaissent les précautions à prendre. Et encore une fois, si on va en Ontario, ce n’est pas par plaisir, mais bien pour exercer notre mode de vie.

Dans sa requête adressée aux autorités, le conseil de bande demande aussi que les responsables des points de contrôle soient bien formés, pour assurer que les droits de ses membres soient respectés.

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