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La Première Nation de Garden Hill au Manitoba a vacciné plus de 80 % de sa population

Dino Flett tient une grosse boîte dans les mains, il porte un masque et est entouré de deux hommes, dont un avec une visière médicale protectrice au visage. Les hommes se tiennent devant un hélicoptère.

Le chef de la Première Nation de Garden Hill, Dino Flett, tient une boîte de vaccins Moderna dans les mains.

Photo : photo soumise par Dino Flett

Radio-Canada

La Première Nation de Garden Hill, située à 475 km au nord-est de Winnipeg, est parvenue à l’immunité collective après une campagne de vaccination contre la COVID-19 qui a été un véritable succès.

La Première Nation a immunisé 81 % de sa population adulte, explique le directeur de la santé, Oberon Munroe.

Au départ, il y avait de la résistance de la part des gens pour se faire vacciner, reconnaît-il. Nous avons fait un gros travail de communication. Nous avons une radio et une télévision locales et nous essayons de transmettre le plus d'information possible au public.

Garden Hill a fait face à une forte éclosion de cas de COVID-19 en janvier, au point que les Forces armées canadiennes ont dû intervenir. La communauté, accessible seulement par avion, avait été placée en confinement par les chefs locaux.

Seuls les travailleurs essentiels comme les professionnels de la santé et certaines personnes qui devaient se rendre à Winnipeg pour des raisons médicales pouvaient entrer dans la Première Nation et en sortir.

La vaccination pour contrer l’éclosion

Pour lutter contre l’éclosion, la communauté a misé sur la vaccination. Une clinique avait été mise en place dans le gymnase de l’école, et des doses du vaccin de Moderna ont immédiatement été inoculées aux aînés, raconte Oberon Munroe.

Par la suite, la vaccination a été étendue aux autres résidents âgés de plus de 18 ans.

Au total, près de 2600 personnes vivent dans la Première Nation, selon le recensement de 2016. Les chefs communautaires ont conclu qu’environ 1700 personnes qui vivent dans la communauté ont au moins 18 ans et qu’environ 100 autres personnes vivent à 1 kilomètre de cette communauté.

Long à décoller

Le démarrage de la vaccination, cependant, a été lent. Nos nombres étaient bas et cela s’est accéléré au fur et à mesure, dit Oberon Munroe.

Il a fallu que les chefs locaux rassurent les gens et fassent en sorte que ces derniers aient confiance dans les vaccins. Pour cela, une campagne d’information a été lancée à travers les médias locaux, et les personnes ayant été vaccinées étaient encouragées à inciter d’autres personnes à suivre leur exemple.

Finalement, de plus en plus de personnes ont cherché à se faire vacciner.

Il faut vraiment pousser continuellement en faveur de la bonne information au lieu d’écouter toutes les choses négatives qui circulent sur les réseaux sociaux, estime Oberon Munroe. C’est ce que nous avons fait. Nous avons fait en sorte que l’information pertinente rejoigne la communauté.

Le plan visait à immuniser 70 % à 80 % de la population, ce qui correspond au seuil à atteindre pour l’immunité collective.

Actuellement, environ 1470 résidents de plus de 18 ans, soit 81 % de la population, ont reçu une première dose de vaccin.

Mardi, 349 cas actifs de COVID-19 étaient répertoriés dans la région Island Lake, où se trouve Garden Hill, selon des données provinciales. Il y a trois mois, le nombre de cas actifs était d’environ 700.

Selon des informations de Nicholas Frew

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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