•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les trottinettes électriques seront « immatriculées » à Edmonton et à Calgary

Frustrés par les utilisateurs de trottinettes qui ne respectent pas les piétons, des commerçants veulent que leur utilisation soit mieux encadrée.

Des pieds sur une trottinette électrique en mouvement.

La compagnie Lime loue des trottinettes électriques en libre-service à Edmonton et à Calgary.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada

Calgary imposera de nouvelles règles et des plaques d’immatriculation aux trottinettes électriques en libre-service cet été. À Edmonton, les trois compagnies qui les louent ont décidé de leur propre chef d’implanter graduellement des mesures semblables.

À Calgary, toutes les trottinettes devront désormais avoir un numéro d’identification bien visible pour permettre aux témoins de signaler plus facilement les usagers ayant de mauvais comportements.

La Ville n'accordera des permis qu’à deux compagnies, afin de limiter le nombre d’appareils.

Les personnes qui conduisent leur trottinette électrique de façon dangereuse ou qui entrent en collision avec un autre utilisateur risquent 400 $ d’amende. Ceux qui laissent une autre personne monter avec eux sur leur trottinette risquent 75 $ d’amende.

Depuis le mois d'août, les compagnies qui offrent leurs services à Calgary ont commencé à donner des amendes de 10 $ à leurs clients qui ont mal stationné leur trottinette.

Toutefois, les trottinettes, qui étaient confinées au trottoir jusqu’à présent, pourront désormais circuler dans les rues qui n’ont pas de démarcation de voies.

L’appel d’offres pour les deux compagnies qui pourront offrir leurs services est terminé. Les résultats n’ont pas encore été annoncés.

Des commerçants d’Edmonton exaspérés

À Edmonton, les trottinettes de Bird, de Lime et de Spin circulent dans les rues depuis un mois. La Ville n’a pas encore donné de contraventions ni d’avertissements formels cette année.

Selon des commerçants sur les avenues Whyte et Jasper, très fréquentées, ce n’est pourtant pas les infractions qui manquent.

La propriétaire de la boutique Wish List Gifts, avenue Whyte, Gayle Martin, affirme qu’elle voit souvent les gens rouler sur les trottoirs, utiliser les trottinettes en état d’ébriété ou monter à deux sur la même trottinette.

C’est devenu dangereux et déplaisant de marcher dans les parages.

Une citation de :Gayle Martin, propriétaire d'une boutique à Edmonton

Je ne peux plus promener mon chien ici, et plusieurs autres personnes non plus parce que ces trottinettes vont trop vite, arrivent par derrière et leur font peur, dit-elle.

Les trottinettes électriques à Edmonton n’ont pas le droit de circuler sur les trottoirs. Elles sont également assujetties à des règlements municipaux semblables à ceux de Calgary.

Toutes les règles sont expliquées sur le site de la Ville, sur chacune des trottinettes, ainsi que dans l’application utilisée pour les réserver.

La Ville a eu une approche passive par rapport à l’application des règlements, dit la directrice de l’Association des commerçants du centre-ville d’Edmonton, Puneeta McBryan.

Elle remarque néanmoins que les compagnies ont fait des efforts pour réduire les risques.

Les compagnies d’Edmonton promettent des resserrements

L’entreprise Lime a un permis pour 2000 trottinettes à Edmonton, Bird Canada, pour 1000, et Spin, qui vient tout juste de s’installer dans la ville, a aussi un permis pour 1000 appareils. Spin dit toutefois n’en avoir que 400 dans les rues en ce moment.

Les trois compagnies se sont entendues pour mettre des numéros d’identification sur toutes leurs trottinettes, même si les règlements municipaux ne l’exigent qu’à Calgary.

Dans un communiqué conjoint, elles précisent que cela se fera de façon graduelle, partiellement pour harmoniser les pratiques avec celles d’autres municipalités.

Les trois entreprises ont aussi instauré des zones lentes sur certains tronçons des avenues Whyte et Jasper, où les trottinettes ralentiront automatiquement à 13 km/h.

Le conseiller municipal d’Edmonton Ben Henderson croit cependant que la Ville devrait également faire sa part et sévir contre les utilisateurs désobéissants.

À ce point-ci, je ne comprends pas comment certaines personnes ne peuvent pas comprendre qu’elles n’ont pas le droit de se trouver sur le trottoir, ajoute-t-il.

Si on n’arrive pas à régler ces problèmes, on ne devrait peut-être pas avoir de trottinettes.

Le maire d’Edmonton, Don Iveson, dit avoir entendu les inquiétudes du public. Il compte réfléchir à des solutions avec son directeur municipal cette semaine.

Avec des informations de Julien Latraverse, Emily Senger et Natasha Riebe

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !